Motocycliste de la police
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Le motocycliste de la police est un gardien de la paix ou un gradé titulaire d’une qualification particulière pour exercer à moto. Il appartient à la police nationale et intervient principalement en unité de circulation routière ou d’escorte, selon son affectation.
Le métier au quotidien
Le motocycliste de la police exerce une spécialité opérationnelle, centrée sur l’usage de la moto dans le cadre des missions de la police nationale. Il agit en tenue, armé, dans l’espace public et en particulier sur le réseau routier et autoroutier lorsque son service y est dédié. Selon son affectation, il peut participer à la surveillance du trafic, aux contrôles routiers, à la sécurisation de déplacements sensibles, à des escortes officielles ou encore à des opérations de police judiciaire nécessitant une grande mobilité.
Le travail s’effectue au sein d’unités déjà constituées de conducteurs motocyclistes, intégrées à la police nationale. Les horaires sont souvent décalés, y compris en soirée, la nuit, le week-end et les jours fériés, en fonction de l’organisation du service. Comme tout policier, le motocycliste est soumis à des contraintes de disponibilité opérationnelle, de port de l’arme de service et de respect strict des règles de sécurité, qui sont renforcées par la pratique professionnelle de la moto.
Comment y accéder
Le métier de motocycliste n’est pas un recrutement direct, mais une spécialité accessible uniquement à des fonctionnaires déjà en poste dans la police nationale. Il faut donc d’abord réussir un concours de la police nationale, être nommé gardien de la paix ou accéder à un grade permettant ensuite de postuler à cette qualification. Les conditions de nationalité, de moralité et d’aptitude physique relèvent du statut général des policiers nationaux, puisqu’il s’agit d’une fonction exercée dans ce cadre.
L’accès à la spécialité repose sur une sélection interne et sur la capacité à suivre une formation technique moto exigeante. Les modalités précises de candidature, la durée de service préalable ou les éventuels prérequis en conduite moto dépendent de la réglementation interne de la police nationale et des besoins des services.
La formation
Le motocycliste de la police suit une formation spécifique à la conduite et à l’engagement opérationnel à moto, organisée par la police nationale. Cette formation vise à acquérir les techniques de conduite rapide et de sécurité adaptées aux interventions, aux escortes et à la police de la circulation. Elle complète la formation initiale de policier, déjà reçue en école nationale de police ou dans les structures de formation de l’institution.
Pendant cette phase, l’agent reste fonctionnaire de police et conserve son statut. La durée, le contenu détaillé des modules, l’existence éventuelle d’un stage probatoire ou d’un recyclage périodique sont définis par la police nationale et peuvent évoluer en fonction des priorités opérationnelles et des standards de sécurité.
Le salaire
Le motocycliste de la police n’a pas de grille indiciaire spécifique, sa rémunération dépend de son corps et de son grade au sein de la police nationale. Le traitement indiciaire correspond à celui d’un gardien de la paix ou d’un gradé, complété par les primes et indemnités prévues pour les fonctionnaires de police. En conséquence, le montant perçu varie en fonction de l’ancienneté, du niveau de responsabilité, de l’affectation et de l’organisation du temps de travail.
La spécialité moto peut ouvrir droit à certaines indemnités liées aux sujétions particulières et aux contraintes du service, fixées par les textes applicables à la police nationale. La rémunération globale résulte donc de l’addition du traitement indiciaire et de ces éléments accessoires, sans qu’un barème propre aux motocyclistes ne soit distingué dans les informations disponibles.
Les évolutions de carrière
Le motocycliste de la police reste pleinement intégré aux cadres de gestion de la police nationale. Il peut progresser par l’avancement de grade, en passant notamment les concours internes ouverts aux gardiens de la paix et aux gradés, ou en accédant à des fonctions d’encadrement au sein de son unité. Sa qualification de motocycliste peut être valorisée dans des services spécialisés de la circulation, de la sécurité routière ou des escortes.
Au cours de sa carrière, il peut également demander une mobilité vers d’autres services de la police nationale, qu’ils soient en tenue ou en civil, avec ou sans maintien de l’usage de la moto selon l’affectation. Des reconversions vers d’autres spécialités, ou la sortie de cette spécialité, sont possibles dans le cadre des règles de gestion des ressources humaines de l’institution.
Questions fréquentes
Le métier de motocycliste de la police est-il accessible directement après le bac ?
Non, il n’est pas possible de devenir directement motocycliste de la police. Il faut d’abord intégrer la police nationale, par concours, puis accéder à cette spécialité en interne. La fonction de motocycliste est une qualification particulière réservée aux policiers déjà en poste.
Un permis moto civil est-il obligatoire pour devenir motocycliste de la police ?
Les informations disponibles ne précisent pas l’obligation d’un permis moto civil. En revanche, l’accès à la spécialité suppose de suivre et de réussir une formation interne de conduite moto organisée par la police nationale. Les prérequis exacts sont fixés par la réglementation interne et peuvent évoluer.
Où travaillent principalement les motocyclistes de la police nationale ?
Les motocyclistes de la police exercent dans des unités de la police nationale utilisant la moto comme moyen principal de déplacement opérationnel. Ils interviennent notamment sur le réseau routier, en circulation urbaine ou interurbaine, et lors d’escortes ou d’opérations nécessitant une grande mobilité. Leur implantation précise dépend des besoins des services.
La spécialité motocycliste bloque-t-elle l’accès à d’autres postes dans la police ?
Non, la spécialité motocycliste ne ferme pas l’accès aux autres voies d’évolution de la police nationale. Le fonctionnaire conserve la possibilité de passer des concours internes, de changer de service ou de spécialité selon les règles de mobilité en vigueur. La qualification moto constitue un atout supplémentaire, mais n’empêche pas une réorientation ultérieure.
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