Brigade motorisée (BMO)
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La brigade motorisée, dite BMO, est une unité de la gendarmerie spécialisée dans la mission routière à moto ou en véhicule. Elle recrute des gendarmes déjà en poste, qui souhaitent se spécialiser dans la sécurité routière, le contrôle des flux et l’intervention sur le réseau routier.
Le métier au quotidien
La brigade motorisée intervient sur les routes et axes structurants de son secteur, pour assurer la surveillance générale, prévenir les infractions au code de la route et verbaliser les comportements dangereux. Les militaires y mènent des contrôles ciblés de vitesse, d’alcoolémie, de stupéfiants ou d’équipements, ainsi que des opérations plus larges sur les flux de circulation.
Les gendarmes de BMO assurent également l’assistance aux usagers en difficulté, la sécurisation des événements générant un fort trafic routier et l’intervention rapide en cas d’accident, en appui des autres unités. Le service est organisé autour de patrouilles en journée, parfois tôt le matin ou en fin de journée, avec une forte présence sur les périodes de déplacements massifs. Le travail se déroule en extérieur, en tenue, avec port d’armes et équipements de protection adaptés à la conduite moto. Les missions exigent une grande attention aux conditions de circulation et une capacité d’intervention rapide en situation d’urgence.
Comment y accéder
La brigade motorisée n’est pas un métier d’entrée directe mais une affectation au sein de la gendarmerie. Il faut d’abord réussir le recrutement pour devenir gendarme, puis exercer en unité opérationnelle avant de pouvoir demander cette spécialisation. L’accès en BMO est conditionné aux besoins du service, aux postes ouverts et au parcours du militaire.
Les candidatures sont examinées en fonction du profil professionnel, de l’expérience acquise sur le terrain, de l’aptitude à la conduite moto et des aptitudes physiques requises pour ce type de mission. La sélection et le processus précis d’affectation relèvent de la gestion des ressources humaines de la gendarmerie ; ils peuvent inclure un avis hiérarchique, un classement et des exigences particulières liées à la pratique de la moto et à la sécurité routière.
La formation
L’accès en brigade motorisée passe par une formation de spécialisation interne à la gendarmerie. Elle intervient après la formation initiale de gendarme et une première expérience en unité, lorsque le militaire est retenu pour un poste en BMO. Cette formation vise à renforcer la maîtrise de la conduite moto en conditions opérationnelles et la connaissance approfondie du code de la route.
Elle comprend des volets techniques sur la conduite en intervention, l’anticipation des risques liés au trafic, la mise en œuvre des contrôles routiers et la sécurisation des scènes d’accident. Le contenu exact, la durée et les modalités d’évaluation dépendent des référentiels internes de la gendarmerie. À l’issue, le militaire est affecté dans une brigade motorisée, où il poursuit son perfectionnement en situation réelle avec l’appui des personnels plus expérimentés.
Le salaire
La brigade motorisée étant une unité d’affectation, la rémunération dépend du grade du militaire, de son ancienneté et du régime indemnitaire propre à la gendarmerie. Le gendarme affecté en BMO perçoit le traitement indiciaire correspondant à son corps et à son échelon, auquel s’ajoutent différentes primes et indemnités prévues pour les militaires de la gendarmerie.
Peuvent s’y ajouter des compléments liés aux contraintes de service, aux heures effectuées, ainsi qu’aux sujétions propres aux missions opérationnelles. Il n’existe pas de grille salariale autonome spécifique aux brigades motorisées ; l’appartenance à une BMO s’inscrit dans le cadre général de la rémunération des gendarmes, qui évolue principalement avec le grade, l’avancement et l’ancienneté.
Les évolutions de carrière
La carrière en brigade motorisée s’inscrit dans le parcours global d’un gendarme. Après plusieurs années en BMO, un militaire peut viser des fonctions de chef d’équipe ou de responsable d’unité, sous réserve d’avancement de grade et des besoins du service. L’expérience acquise en sécurité routière, gestion des accidents et conduite en intervention constitue un atout pour accéder à d’autres unités opérationnelles.
Les évolutions passent par les voies habituelles d’avancement et de concours internes de la gendarmerie, permettant de changer de grade ou de rejoindre d’autres spécialités. Un gendarme passé par une BMO peut ainsi candidater vers d’autres structures de la gendarmerie, selon son projet professionnel et les postes disponibles ; la spécialisation moto reste alors une compétence valorisable pour certaines affectations orientées vers la circulation, les escortes ou le maintien de l’ordre.
Questions fréquentes
La brigade motorisée est-elle accessible dès l’entrée en gendarmerie ?
Non, la brigade motorisée n’est pas un point d’entrée direct. Il faut d’abord devenir gendarme, suivre la formation initiale et servir en unité avant de pouvoir demander une affectation en BMO. La spécialisation intervient donc en cours de carrière, en fonction des besoins et du profil du militaire.
Faut-il déjà savoir conduire une moto pour intégrer une BMO ?
La conduite moto est au cœur des missions d’une brigade motorisée. L’aptitude à la conduite moto et les capacités physiques associées font partie des critères examinés lors de la sélection. La gendarmerie complète ensuite ce socle par une formation technique spécifique pour la conduite en intervention.
La rémunération en brigade motorisée est-elle différente des autres unités ?
Il n’existe pas de grille de salaire propre aux BMO. Le gendarme y perçoit le traitement indiciaire lié à son grade et à son échelon, complété par les primes et indemnités applicables aux militaires de la gendarmerie. La rémunération évolue surtout avec l’avancement et l’ancienneté.
Peut-on quitter la brigade motorisée pour une autre spécialité ?
La BMO est une affectation parmi d’autres dans le parcours d’un gendarme. Après un temps en brigade motorisée, il est possible de demander une mutation vers une autre unité ou une autre spécialité, selon les postes ouverts et les règles de gestion des ressources humaines. L’expérience acquise reste valorisable pour ces mobilités.
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