Gendarme adjoint volontaire
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Le gendarme adjoint volontaire est un militaire du rang servant au sein de la gendarmerie nationale, soit sur le terrain, soit en soutien. Il s’adresse à des candidats jeunes, prêts à vivre en milieu militaire, avec ou sans diplôme selon l’emploi visé.
Le métier au quotidien
Deux grandes catégories coexistent. Le gendarme adjoint volontaire servant en qualité d’agent de police judiciaire adjoint (GAV APJA) participe aux missions de sécurité publique, de prévention, de lutte contre la délinquance et d’assistance aux victimes. En unité opérationnelle, il effectue des patrouilles et intervient sur le terrain au sein des brigades territoriales, pelotons de montagne, unités de la garde républicaine ou pôles judiciaires, en appui des sous‑officiers.
Le GAV APJA contribue aussi à l’accueil du public, à la prise de plaintes sous contrôle d’un gradé, à la tenue de la main courante et au traitement de procédures simples. Le gendarme adjoint volontaire de soutien (GAV EP) occupe des postes administratifs, logistiques ou techniques : secrétariat, ressources humaines, maintenance, logistique, informatique‑télécommunications, ou emplois spécialisés selon la liste publiée par la gendarmerie. Dans tous les cas, il exerce en milieu militaire et relève de l’autorité hiérarchique de la gendarmerie nationale.
Comment y accéder
Le gendarme adjoint volontaire est recruté au titre du volontariat dans les armées, au profit de la gendarmerie nationale. La candidature se dépose en ligne sur le site de recrutement, à tout moment. Le recrutement se fait sur dossier et sélection, avec tests et examens d’entrée en école avant l’incorporation.
Les conditions générales d’accès relèvent du code de la défense : nationalité française, droits civiques, aptitude médicale et casier judiciaire compatible. Il faut être âgé d’au moins 17 ans et de 26 ans au plus le jour de l’inscription, être apte physiquement et avoir accompli la journée défense et citoyenneté. Pour les GAV APJA, aucun diplôme n’est exigé. Pour les GAV de soutien, il faut au minimum un CAP, un BEP ou une expérience en rapport avec l’emploi, avec parfois un niveau bac ou un diplôme de niveau 4.
La formation
Une fois admis, le candidat devient élève gendarme adjoint volontaire et suit une formation en école de gendarmerie. Pour les GAV APJA, la formation initiale dure 13 semaines et prépare au service en unité opérationnelle et à l’exercice des fonctions d’agent de police judiciaire adjoint, sous le contrôle des gradés et des officiers de police judiciaire.
Pour les GAV EP, la durée de la formation est de trois semaines, en école de gendarmerie ou en région selon l’emploi. Le livret d’accueil confirme le statut militaire d’élève GAV, l’hébergement en internat et la prise en charge de l’habillement ainsi que d’une partie des frais. Les élèves sont logés sur place et formés aux bases du métier avant d’être affectés.
Le salaire
Le gendarme adjoint volontaire perçoit une rémunération dès son entrée en école. La formation est rémunérée 970 € nets par mois, avec hébergement compris, pour les futurs GAV APJA comme pour les GAV EP. Cette somme correspond à la solde nette mensuelle de militaire en formation, après prélèvements sociaux.
En sortie d’école, le gendarme adjoint volontaire perçoit 1 205 € nets par mois, hébergement de fonction compris et prime d’alimentation incluse. La rémunération publiée intègre l’avantage en nature logement et l’indemnisation de la restauration. S’y ajoutent divers avantages liés au statut militaire, notamment une réduction de 75 % sur le tarif SNCF, des aides au logement et l’accès à la restauration militaire.
Les évolutions de carrière
Le gendarme adjoint volontaire est un volontaire militaire et non un sous‑officier de carrière. Il n’accède pas automatiquement au grade de gendarme, qui relève d’un concours spécifique et d’un autre corps. En interne, il existe des distinctions de niveaux parmi les GAV, avec des possibilités d’avancement sous certaines conditions.
Servir comme GAV constitue une voie privilégiée vers le concours interne de sous‑officier de gendarmerie. Les gendarmes adjoints volontaires bénéficient d’aides et de formations pour préparer ce concours et peuvent s’y présenter sans condition de diplôme, sous réserve d’un temps de service suffisant, au même titre que les réservistes de gendarmerie, les policiers adjoints ou les militaires d’une autre armée. Après réussite du concours et de la formation de sous‑officier, ils accèdent au grade de gendarme.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre GAV APJA et GAV EP ?
Le GAV APJA sert sur le terrain en unité opérationnelle : patrouilles, interventions, accueil du public, prise de plaintes et appui aux sous‑officiers dans les missions de sécurité publique. Le GAV EP occupe des fonctions de soutien administratif, logistique ou technique, par exemple en secrétariat, maintenance, logistique ou informatique‑télécommunications, ainsi que des emplois spécialisés listés par la gendarmerie.
Quel diplôme faut-il pour devenir gendarme adjoint volontaire ?
Pour devenir gendarme adjoint volontaire sur le terrain (GAV APJA), aucun diplôme n’est exigé. Pour devenir gendarme adjoint de soutien (GAV EP), il faut au minimum un CAP, un BEP ou une expérience professionnelle en lien avec l’emploi, et, pour certains domaines comme employé de bureau ou télécommunications‑informatique, le niveau bac ou un diplôme de niveau 4 est requis.
Combien gagne un gendarme adjoint volontaire ?
En école, un élève gendarme adjoint perçoit 970 € nets par mois, avec hébergement compris. En sortie d’école, le gendarme adjoint volontaire touche 1 205 € nets par mois, hébergement de fonction compris et prime d’alimentation incluse, auxquels s’ajoutent différents avantages liés au statut militaire, comme des réductions sur les transports.
Un gendarme adjoint volontaire peut-il devenir gendarme de carrière ?
Oui, le service comme gendarme adjoint volontaire permet de se présenter au concours interne de sous‑officier de gendarmerie, qui donne accès au grade de gendarme. Les GAV bénéficient d’un accès privilégié à ce concours et d’aides pour s’y préparer, sans condition de diplôme, à condition de justifier d’un certain temps de service.
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