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Sous-officier du corps de soutien

Mis à jour le

Le sous-officier du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale (CSTAGN) est un militaire de catégorie B chargé des fonctions administratives, techniques et logistiques. Il s’adresse à des candidats souhaitant servir en gendarmerie dans des métiers de gestion, de maintenance ou de soutien, plutôt que dans les unités opérationnelles de terrain.

Le métier au quotidien

Le sous-officier du CSTAGN assure le bon fonctionnement des unités en prenant en charge l’administration et la gestion du personnel, la logistique, les finances, les affaires immobilières ou la restauration collective. Il peut gérer des dossiers de ressources humaines, suivre des budgets, organiser les achats, administrer des contrats ou superviser un service d’hébergement et de restauration. Sur le versant technique, certains sont affectés à la maintenance des véhicules et engins blindés, à l’armurerie et à la pyrotechnie, ou à l’imprimerie. Militaire, il applique la réglementation propre à la gendarmerie, participe aux missions comme personnel de soutien et exerce ses fonctions au profit des unités opérationnelles. Il relève du corps militaire de soutien et ne doit pas être confondu avec les sous-officiers de gendarmerie chargés des missions de police et de sécurité publique.

Comment y accéder

L’accès se fait par une procédure spécifique de recrutement intitulée « sous-officier en appui des opérations (CSTAGN) », voie de base pour intégrer le corps de soutien technique et administratif. Il s’agit d’épreuves de sélection, définies par l’arrêté du 8 avril 2019, à l’issue desquelles le candidat retenu souscrit un contrat d’engagement comme sous-officier du CSTAGN. La sélection est ouverte aux candidats civils, gendarmes adjoints volontaires, réservistes de la gendarmerie, policiers adjoints et militaires des autres forces armées, sous réserve de conditions d’expérience. Le recrutement peut concerner des candidats avec ou sans expérience préalable en gendarmerie ou dans les forces armées.

Les conditions générales reprennent le cadre statutaire des militaires de la gendarmerie : être de nationalité française, jouir de ses droits civiques, ne pas avoir fait l’objet de condamnations ou de comportements incompatibles avec les fonctions. Le candidat doit satisfaire aux normes médicales et physiques d’aptitude fixées pour le personnel militaire, avec la possibilité de dérogations partielles pour certains militaires blessés en service, sur décision du directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale. Pour les militaires et volontaires (GAV, réservistes, policiers adjoints, autres militaires), aucune condition de diplôme n’est requise, mais un temps minimal de service est exigé.

La formation

La formation initiale des sous-officiers du corps de soutien est assurée au Centre national de formation du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale (CNFCSTAGN), implanté à Rochefort, qui constitue l’unique structure de formation initiale et continue des sous-officiers du corps militaire de soutien. Les élèves y sont accueillis dans une école de gendarmerie.

Pour les sous-officiers du CSTAGN, la durée de formation en école s’étend de 24 à 37 semaines, en école de gendarmerie ou interarmées selon les parcours. Les candidats admis souscrivent un contrat d’engagement en qualité de sous-officier du corps de soutien et suivent la formation en tant que militaires sous-officiers en formation, dans le cadre statutaire applicable au CSTAGN.

Le salaire

La gendarmerie nationale publie une rémunération indicative en sortie d’école pour un sous-officier du corps de soutien technique et administratif : 1 870 € nets par mois. Ce montant correspond au salaire net mensuel perçu à l’issue de la formation initiale, hors évolution liée à l’ancienneté, au grade ou aux affectations, et sert de repère aux candidats.

Comme pour les autres militaires de la gendarmerie, la rémunération globale comprend un traitement de base lié au grade et à l’échelon, ainsi que diverses primes et indemnités. Un arrêté du 19 juin 2020 prévoit notamment une prime de qualification pour les sous-officiers du CSTAGN disposant d’un diplôme de qualification supérieure, attribuée selon les conditions fixées par le texte. D’autres primes et indemnités peuvent s’ajouter en fonction des fonctions et de la situation du militaire.

Les évolutions de carrière

Les sous-officiers du corps de soutien technique et administratif relèvent d’un statut particulier fixé par le décret du 26 avril 2000. Ce texte organise le corps en groupes de spécialités ou spécialités et encadre les conditions d’avancement au sein de la hiérarchie des sous-officiers, en fonction notamment de l’ancienneté et des besoins des spécialités. La carrière se déroule au sein du corps de soutien, avec la possibilité de changer de spécialité selon les règles réglementaires.

Les perspectives incluent l’accès au corps des officiers techniques et administratifs de la gendarmerie. Un concours interne « OCTA R » (officiers du corps technique et administratif, recrutement rang) est ouvert aux sous-officiers de carrière du CSTAGN aux grades de major, adjudant-chef ou adjudant inscrit au tableau d’avancement pour adjudant-chef, justifiant d’au moins 15 ans de service et titulaires d’un titre professionnel, sous une limite d’âge de moins de 53 ans.

Questions fréquentes

Quelles sont les missions d’un sous-officier du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie ?

Le sous-officier du CSTAGN prend en charge l’administration et la gestion du personnel, les finances, la logistique, les affaires immobilières ou la restauration au profit des unités. Selon sa spécialité, il peut aussi intervenir dans la maintenance des véhicules et engins blindés, l’armurerie-pyrotechnie ou l’imprimerie. Militaire, il applique la réglementation de la gendarmerie et participe à l’appui des opérations comme personnel de soutien.

Comment se déroule le recrutement CSTAGN pour devenir sous-officier du corps de soutien ?

Le recrutement passe par des épreuves de sélection « sous-officier en appui des opérations (CSTAGN) », organisées deux fois par an, en février et en septembre. Les candidats civils, gendarmes adjoints volontaires, réservistes, policiers adjoints et militaires d’autres forces armées peuvent y candidater, sous conditions. Les lauréats sont autorisés à souscrire un contrat d’engagement en qualité de sous-officier du corps de soutien technique et administratif.

Quelle est la durée de la formation au CSTAGN et où se déroule-t-elle ?

La formation initiale dure de 24 à 37 semaines en école de gendarmerie ou interarmées, selon le parcours. Elle est centralisée au Centre national de formation du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale (CNFCSTAGN), situé à Rochefort. Les élèves y suivent une formation militaire, technique et administrative en tant que sous-officiers en formation.

Combien gagne un sous-officier du corps de soutien technique et administratif en début de carrière ?

La gendarmerie nationale indique une rémunération d’environ 1 870 € nets par mois en sortie d’école pour un sous-officier du CSTAGN. Ce montant correspond au salaire net indicatif à l’issue de la formation initiale, auquel peuvent s’ajouter ensuite diverses primes et indemnités selon la situation et l’évolution de carrière.

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