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Grade

Major de gendarmerie

Mis à jour le

Major de gendarmerie est le grade le plus élevé du corps des sous-officiers de la Gendarmerie nationale. Il s’adresse à des militaires expérimentés qui encadrent des unités, occupent des fonctions techniques ou d’état-major et constituent le dernier niveau de carrière sous-officiers avant l’encadrement officier.

Le métier au quotidien

Le major de gendarmerie exerce un commandement opérationnel sur de petites unités, comme une brigade territoriale ou une unité spécialisée, ou sur des unités élémentaires intégrées à des formations plus importantes. Il encadre les sous-officiers subalternes et veille à l’application, sur le terrain, des directives fixées par les officiers de gendarmerie. Il joue un rôle de conseil, de relais hiérarchique et de référent technique pour les personnels placés sous son autorité.

Certains majors occupent des fonctions techniques ou administratives de haut niveau dans des services de soutien ou d’état-major, avec des missions d’organisation, de pilotage de dossiers ou de gestion de ressources. Sur le plan opérationnel, le major conduit ou supervise des enquêtes et des opérations de police judiciaire et administrative, avec une large autonomie. Militaire de carrière, il est soumis à la discipline, à la disponibilité, à la mobilité et au service armé.

Comment y accéder

Le grade de major de gendarmerie n’est pas accessible directement depuis la vie civile. Il s’agit d’un grade d’avancement au sein du corps des sous-officiers, situé au-dessus de l’adjudant‑chef et en dessous du premier grade d’officier (lieutenant). L’accès se fait par promotion interne, après une carrière commencée comme sous-officier de gendarmerie.

La promotion au grade de major repose sur des tableaux d’avancement prenant en compte l’ancienneté, les appréciations hiérarchiques et les emplois tenus. Il n’existe pas de concours externe spécifique : ce grade terminal de sous-officier est réservé aux gendarmes de carrière remplissant les conditions statutaires d’avancement.

La formation

Il n’existe pas de formation initiale d’« élève‑major ». Le major est un sous-officier ayant suivi la formation initiale des sous-officiers de gendarmerie (SOG) en école de gendarmerie lors de son recrutement, qui lui a donné le socle de compétences militaires et professionnelles nécessaires.

Tout au long de sa carrière, le sous-officier suit des formations continues d’adaptation à l’emploi ou de spécialisation, selon ses affectations (brigade, unité spécialisée, état-major, service de support). Le passage au grade de major s’inscrit dans ce parcours et peut s’accompagner de formations adaptées aux nouvelles fonctions, notamment en état-major ou sur des postes techniques de haut niveau.

Le salaire

Le major de gendarmerie perçoit une solde composée principalement d’un traitement indiciaire brut, calculé à partir d’un indice majoré fixé par la grille indiciaire des sous-officiers. La grille du grade de major comprend plusieurs échelons, dont un échelon exceptionnel contingenté à 15 % de l’effectif budgétaire du grade. Le traitement indiciaire brut ne comprend pas les primes ni indemnités.

Le premier échelon du grade de major correspond à un indice majoré de 515 pour un traitement brut mensuel de 2 535,23 € hors primes. Le sixième échelon atteint un indice majoré de 615 pour un traitement brut mensuel de 3 027,51 € hors primes. À ces montants s’ajoutent des primes et indemnités propres aux militaires de la gendarmerie, notamment la prime spéciale police, conservée à la retraite, ainsi que des indemnités de sujétions liées aux charges militaires, au logement ou aux spécificités du service.

Les évolutions de carrière

Le grade de major constitue le sommet de la voie sous-officier au sein de la gendarmerie, sans grade de sous-officier supérieur. L’avancement se fait à l’intérieur du grade, par le passage d’un échelon à un autre, y compris vers un échelon exceptionnel contingenté, selon des règles statutaires fixées par les textes.

Après le grade de major, les perspectives d’évolution passent par l’accès au corps des officiers de gendarmerie. Le dispositif de « recrutement rang » d’officier prévoit une voie interne ouverte notamment aux majors, ainsi qu’aux adjudants‑chefs et adjudants inscrits au tableau d’avancement pour adjudant‑chef, justifiant d’au moins 15 ans de services, remplissant des conditions de diplôme et âgés de moins de 53 ans pour la voie décrite.

Grille indiciaire

ÉchelonIndice brutIndice majoréTraitement brut mensuel
16075152 535 €
26335352 634 €
36525492 703 €
46755672 791 €
56915792 850 €
67396153 028 €

Traitement indiciaire brut hors primes, indemnité de résidence et supplément familial.

Source : Décret n° 2011-388 du 13 avril 2011 fixant les indices de solde applicables aux corps militaires de la gendarmerie nationale

Questions fréquentes

Le major de gendarmerie est-il un officier ?

Non, le major de gendarmerie reste un sous-officier, même s’il occupe le grade le plus élevé de ce corps. Il se situe hiérarchiquement au-dessus de l’adjudant-chef et en dessous du lieutenant, qui est le premier grade d’officier de gendarmerie. Son rôle consiste à encadrer les sous-officiers et à mettre en œuvre les directives des officiers.

Comment devient-on major de gendarmerie ?

On devient major de gendarmerie par avancement interne, après une carrière de sous-officier débutée comme gendarme à l’issue de la formation en école de gendarmerie. La promotion est prononcée sur la base d’un tableau d’avancement, qui prend notamment en compte l’ancienneté, les appréciations hiérarchiques et les fonctions occupées. Il n’existe pas de concours externe ni de recrutement direct à ce grade.

Quel est le salaire d’un major de gendarmerie ?

La solde d’un major de gendarmerie repose sur un traitement indiciaire brut, complété par des primes. D’après la grille indiciaire, le premier échelon du grade correspond à un indice majoré de 515, soit 2 535,23 € bruts mensuels hors primes, et le sixième échelon à un indice majoré de 615, soit 3 027,51 € bruts mensuels hors primes. À ces montants s’ajoutent notamment la prime spéciale police et diverses indemnités de sujétions propres aux militaires de la gendarmerie.

Un major de gendarmerie peut-il devenir officier ?

Oui, un major de gendarmerie peut accéder au corps des officiers par les voies de recrutement interne prévues, en particulier le « recrutement rang ». Cette voie est ouverte notamment aux majors remplissant des conditions d’ancienneté de service, de diplôme et d’âge. En cas de réussite, le major accède alors à un grade d’officier et à des responsabilités élargies de commandement et de conception.

Sources

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