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Métier

Conseiller d’Insertion et de Probation (CIP)

Mis à jour le

Le conseiller d’insertion et de probation intervient auprès des personnes placées sous main de justice pour favoriser leur réinsertion. Fonctionnaire de l’administration pénitentiaire, il travaille au croisement du social, du judiciaire et du pénitentiaire.

Le métier au quotidien

Le conseiller d’insertion et de probation évalue la situation sociale, familiale et professionnelle des personnes suivies, incarcérées ou non, afin de proposer un accompagnement adapté. Il élabore avec elles des plans d’insertion personnalisés, qui peuvent porter sur l’accès à l’emploi, la formation, le logement, la santé ou la gestion du budget. Il assure le suivi des mesures judiciaires décidées par les magistrats et veille au respect des obligations fixées. Dans ce cadre, il rédige des rapports et comptes rendus à destination des autorités judiciaires et de sa hiérarchie.

Son travail repose sur des entretiens individuels réguliers, un accompagnement socio-éducatif et des actions de sensibilisation sur des thématiques comme la violence, les addictions, la sexualité ou l’illettrisme. Il oriente vers les services sociaux, structures d’insertion professionnelle, dispositifs spécialisés ou établissements de soin adaptés. Il exerce en lien étroit avec les services judiciaires et sociaux, au sein d’établissements pénitentiaires ou de services de probation, toujours auprès de personnes sous main de justice.

Comment y accéder

Le métier de conseiller d’insertion et de probation est un emploi réglementé. L’exercice de ces fonctions nécessite d’être titulaire du diplôme d’État de conseiller d’insertion et de probation. Ce diplôme correspond à un niveau bac + 3 et conditionne l’accès au métier en France. Le CIP exerce comme fonctionnaire de l’administration pénitentiaire, dans le cadre d’un recrutement relevant du secteur public.

Les voies d’accès précises, les modalités de concours ou de sélection, les conditions de nationalité, d’âge, d’aptitude physique ou de moralité ne sont pas détaillées dans les éléments disponibles. Il convient de se reporter aux textes et procédures en vigueur dans l’administration pénitentiaire pour connaître les conditions complètes de recrutement et les éventuels concours externes ou internes.

La formation

La formation repose sur l’obtention du diplôme d’État de conseiller d’insertion et de probation. Ce diplôme, de niveau bac + 3, prépare à l’accompagnement des personnes en difficulté d’insertion dans un cadre pénitentiaire et judiciaire. Il donne les bases en intervention sociale, droit social, psychologie, connaissance des publics et techniques d’entretien.

Plusieurs certifications enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles peuvent être en lien avec ces compétences : intervention sociale option aide à l’insertion professionnelle, encadrant technique d’activités d’insertion par l’économique (ETAIE), coordination de projets collectifs d’insertion, gestion des ressources humaines spécialisée en insertion et accompagnement, ou encore charges d’insertion professionnelle. Les informations disponibles ne précisent pas la durée exacte de la formation, le statut de l’élève ni l’existence éventuelle d’un engagement de servir au sein de l’administration pénitentiaire.

Le salaire

Le conseiller d’insertion et de probation exerce en tant que fonctionnaire au sein de l’administration pénitentiaire. Sa rémunération dépend du grade détenu et de l’échelon, déterminés par la grille indiciaire de son corps. Le traitement indiciaire brut est complété par diverses indemnités et primes prévues pour les personnels du secteur public pénitentiaire.

Aucune grille de rémunération détaillée n’est fournie dans les informations disponibles. Il n’est donc pas possible d’indiquer un montant de salaire d’entrée ou de fin de carrière. Le niveau de rémunération évolue en fonction de l’ancienneté, de l’avancement et, le cas échéant, des responsabilités exercées.

Les évolutions de carrière

En tant que fonctionnaire, le conseiller d’insertion et de probation bénéficie de perspectives d’évolution liées à l’avancement de grade et d’échelon, selon les règles statutaires de l’administration pénitentiaire. Les compétences acquises en insertion, accompagnement social, droit social et coordination de projets peuvent également ouvrir des possibilités de mobilité vers d’autres fonctions d’intervention sociale ou de gestion de dispositifs d’insertion.

Les certifications mentionnées en intervention sociale, encadrement technique d’activités d’insertion, coordination de projets ou gestion des ressources humaines dans le champ de l’insertion illustrent la diversité des spécialisations possibles autour de l’accompagnement vers l’emploi et la réinsertion sociale et professionnelle. Les modalités précises de concours internes, de passerelles ou de spécialisations ne sont cependant pas détaillées dans les éléments disponibles.

Questions fréquentes

Quel diplôme faut-il pour devenir conseiller d'insertion et de probation ?

L'exercice du métier de conseiller d'insertion et de probation est conditionné par l'obtention du diplôme d'État de conseiller d'insertion et de probation. Ce diplôme est de niveau bac + 3 et constitue la qualification obligatoire pour occuper cet emploi en France.

Où travaille un conseiller d'insertion et de probation ?

Le conseiller d'insertion et de probation exerce comme fonctionnaire au sein de l'administration pénitentiaire. Il intervient en établissement pénitentiaire ou dans des services chargés du suivi des personnes sous main de justice, en lien avec les services sociaux et judiciaires.

Le métier de conseiller d'insertion et de probation est-il un emploi réglementé ?

Oui, il s'agit d'un emploi réglementé. La loi impose la détention du diplôme d'État de conseiller d'insertion et de probation pour pouvoir exercer ce métier en France, dans le cadre de la fonction publique pénitentiaire.

Quelles sont les principales missions d'un conseiller d'insertion et de probation ?

Le CIP évalue les situations sociales et professionnelles des personnes suivies, construit avec elles des plans d'insertion personnalisés et assure le suivi des mesures judiciaires. Il mène des entretiens, oriente vers des structures adaptées, rédige des rapports pour l'autorité judiciaire et contribue à la prévention de la récidive par un accompagnement socio-éducatif.

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