📰 L'actualité des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
Pénitentiaire

Attentat à Arras : Le tueur a échangé avec son père et deux détenus dont son frère incarcéré à La Santé avant de passer à l’acte

·La rédaction ⏱ 2 min
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur Google

Dans le cadre de l’enquête sur l’attentat au lycée Gambetta d’Arras, les enquêteurs ont mis en lumière des connexions familiales et radicales du principal suspect, Mohammed Mogouchkov. Le jeune Russe de 20 ans, fiché S et suivi activement par les services de renseignement, a été en contact étroit avec plusieurs personnes avant l’attaque.

Les premières investigations révèlent que Mohammed Mogouchkov avait échangé des messages sur des messageries chiffrées avec son père, Iakub Mogouchkov, expulsé de France en 2018, et son frère aîné Movsar Mogouchkov, actuellement incarcéré pour terrorisme à la prison de La Santé à Paris. Le grand frère, condamné pour son implication dans un projet d’attentat contre l’Élysée, est décrit comme radicalisé et prosélyte rapporte Le Parisien.

L’enquête s’est élargie pour inclure un ami détenu du suspect. Tous deux ont été extraits de leurs cellules et placés en garde à vue. Ces échanges sur les messageries chiffrées ont été révélés aux enquêteurs grâce à l’inspection des données du téléphone de Mohammed Mogouchkov lors d’un contrôle administratif effectué la veille de l’attentat.

Selon une source proche de l’enquête, les discussions entre Mohammed et ses proches portaient sur la situation au Proche-Orient, en particulier sur l’offensive du Hamas. Les autorités enquêtent sur un éventuel lien entre ces conversations et le passage à l’acte violent de Mohammed. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a suggéré un possible lien entre l’attaque et la situation au Proche-Orient.

Notons que Mohammed Mogouchkov et son frère Movsar étaient tous deux anciens élèves du lycée Gambetta d’Arras, où s’est produite l’attaque.

L’enquête est en cours, avec la participation de la sous-direction antiterroriste (Sdat) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Outre les membres de la famille du suspect, d’autres individus, dont deux Biélorusses qui se trouvaient en compagnie de Mohammed lors du contrôle administratif, sont entendus en garde à vue.

Ces gardes à vue servent à des vérifications et ne préjugent pas d’éventuelles suites judiciaires.

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualités Pénitentiaire

À lire également

🛡️ Espace modéré : chaque commentaire est validé manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisés. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire