Le procès du tatoueur d’Arras s’éteint après son décès en prison, sans verdict pour 16 plaignantes
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir
Le tatoueur d’Arras, âgé de 55 ans, est mort en détention au centre pénitentiaire de Longuenesse, près de Saint-Omer, alors qu’il était jugé pour des viols et des agressions sexuelles dénoncés par 16 femmes. Son décès, constaté le 11 septembre 2026 au matin, éteint l’action publique et interrompt un procès qui devait s’achever le même jour. Aucun verdict ne sera rendu. Sa culpabilité n’a pas été établie par une décision de justice.
L’homme, détenu pendant l’audience, a été découvert pendu le 10 septembre vers 8 heures dans l’espace des douches de la prison. Il a été pris en charge pendant environ 45 minutes, puis transféré par hélicoptère au CHU de Lille dans un coma profond. Le décès a été confirmé le lendemain. ICI Nord a annoncé la nouvelle le 11 septembre, information reprise notamment par franceinfo.
L’action publique s’éteint, le procès n’aura pas de verdict
Jugé depuis le 4 septembre devant la cour criminelle du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, l’accusé faisait face à des poursuites pour viols et agressions sexuelles. Dans un message transmis à l’AFP, Annelise Cau, procureure de Saint-Omer, a confirmé le décès et précisé qu’il entraîne « de facto l’extinction de l’action publique ». La cour criminelle doit se réunir de nouveau pour constater formellement cette extinction. Il s’agit d’un constat procédural, pas d’un jugement au fond.
L’action publique est la procédure engagée au nom de la société pour poursuivre et faire juger une infraction. Le décès de la personne poursuivie l’éteint. Les poursuites pénales engagées contre le tatoueur d’Arras s’arrêtent donc. Les 16 plaignantes ne peuvent pas obtenir de décision pénale sur les accusations examinées à l’audience.
ICI Nord indique que, depuis l’ouverture du procès, une quarantaine d’autres femmes se sont signalées auprès de la justice pour des faits similaires imputés à l’homme. Ces signalements n’ont pas donné lieu, dans ce dossier, à un verdict. Les avocats des 16 plaignantes envisagent de saisir la commission d’indemnisation des victimes d’infractions, une démarche annoncée et non aboutie.
Longuenesse, le lieu de détention, sans lien avec d’anciens décès
Le centre pénitentiaire de Longuenesse concentre ici le fait pénitentiaire : tentative de suicide en détention, prise en charge, transfert hospitalier, puis décès. Aucune faute de surveillance, aucun mobile du geste et aucune responsabilité institutionnelle ne sont établis dans les éléments publics disponibles. Le centre pénitentiaire avait déjà fait l’actualité après deux décès distincts à Longuenesse en 2022, survenus la même nuit et sans lien avec le dossier actuel.
Le traitement judiciaire s’arrête donc sur une absence de verdict. L’homme reste un accusé, pas un condamné. Les faits dénoncés par les 16 femmes, et les signalements ultérieurs rapportés par ICI Nord, n’ont pas été tranchés pénalement.
Sources
https://www.ici.fr/hauts-de-france/pas-de-calais-62/arras/le-tatoueur-d-arras-accuse-de-viols-et-d-agressions-sexuelles-est-decede-apres-sa-tentative-de-suicide-en-prison-9428484
https://www.franceinfo.fr/faits-divers/justice-proces/le-tatoueur-d-arras-juge-pour-viols-et-agressions-sexuelles-est-mort-apres-sa-tentative-de-suicide-en-prison_8188226.html
https://policeetrealites.com/2026/09/11/le-tatoueur-darras-juge-pour-viols-est-mort-apres-sa-tentative-de-suicide-en-prison/


