262 détenus et 55 matelas au sol à la prison de Pau, les syndicats menacent d’un blocage total
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La CGT pénitentiaire et FO Justice recensent 262 détenus et 55 matelas au sol à la maison d’arrêt de Pau. Les deux organisations n’excluent pas d’appeler à un « blocage total de l’établissement » si aucune mesure de désencombrement n’est prise. L’alerte, publiée par La République des Pyrénées, porte sur les conditions de détention comme sur le travail des agents, sans réponse rapportée de l’administration ni du parquet.
Selon les syndicats, les matelas au sol ne sont plus un expédient ponctuel. Ils affirment qu’il y a désormais en moyenne un matelas au sol dans chaque cellule du quartier hommes, et que plusieurs cellules en comptent déjà deux. Dans leur formulation, « les matelas au sol sont devenus la norme ». Ils estiment qu’un point de non-retour est atteint pour la prise en charge des personnes détenues et pour les conditions de travail des surveillants.
262 détenus, 55 matelas au sol, une capacité source contradictoire
Le titre de La République des Pyrénées indique 185 places. Le corps du même article parle d’une capacité de 182 prisonniers. Ces deux chiffres, issus de la même publication, ne coïncident pas. Ils doivent rester présentés comme tels, sans arbitrage. Les données non contradictoires de l’alerte syndicale restent les 262 détenus et les 55 matelas au sol.
Une maison d’arrêt accueille principalement des personnes en détention provisoire, dans l’attente de leur jugement, et des personnes condamnées à de courtes peines. C’est dans ce cadre que CGT et FO relient, de leur propre chef, la surpopulation à une hausse des tensions et des violences. Ce lien n’est pas un bilan officiel de l’administration pénitentiaire.
Stop écrou, transferts jugés trop limités, menace de blocage
Les syndicats reprochent à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux d’avoir banalisé une situation d’exception permanente. Cette accusation leur est strictement attribuée. Ils demandent un « stop écrou immédiat du parquet » et un désencombrement réel auprès de la direction interrégionale, plutôt que des transferts qu’ils jugent trop limités.
Ils estiment que, pour 40 % de la population pénale, l’exécution de la peine devrait se faire dans un autre établissement. Ce pourcentage est une estimation syndicale. Dans l’attente, ils réclament une réduction des activités et une limitation des intervenants en détention. Ils n’excluent pas d’appeler à un « blocage total de l’établissement » s’ils ne sont pas entendus. Rien n’indique que cette menace ait déjà été mise à exécution.
Aucune réaction de la direction interrégionale, de l’administration pénitentiaire ou du parquet n’est rapportée dans la source consultée.
Un signal déjà documenté en juillet, avec d’autres chiffres
Le 14 juillet 2026, France 3 Nouvelle-Aquitaine avait déjà décrit la surpopulation, les fortes chaleurs et la dégradation des conditions de travail à Pau. Le reportage indiquait alors plus de 300 détenus pour 189 places, selon les données disponibles à cette date, et des cellules de 22 m² pouvant accueillir jusqu’à huit personnes. Il évoquait une soixantaine de surveillants, des heures supplémentaires, l’épuisement et les tensions rapportés par une représentante de la CGT, ainsi que le report à 2029 d’un chantier de nouvelle prison d’abord envisagé pour 2027.
Ces éléments appartiennent au contexte de l’été. Ils ne se substituent pas au décompte syndical du 11 septembre 2026. C’est ce nouveau palier, 55 matelas au sol et ultimatum de blocage, qui constitue le développement opérationnel immédiat pour les forces de l’ordre pénitentiaire.
Sources
https://www.larepubliquedespyrenees.fr/faits-divers/justice/prison/262-detenus-au-lieu-de-185-55-matelas-au-sol-pour-les-syndicats-cgt-et-fo-la-prison-de-pau-est-au-bord-de-l-implosion-30579147.php
https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/pyrenees-atlantiques/pau/on-enjambe-des-detenus-degoulinants-de-sueur-chaleur-et-surpopulation-rendent-l-ambiance-electrique-a-la-maison-d-arret-de-pau-3386134.html