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Sapeur-pompier volontaire

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Le sapeur-pompier volontaire intervient dans un service départemental d’incendie et de secours, avec un statut de volontaire de la sécurité civile et non de fonctionnaire. Il consacre une partie de son temps libre à des missions opérationnelles et de formation, en complément d’un emploi, d’études ou d’une autre activité.

Le métier au quotidien

Le sapeur-pompier volontaire participe aux secours d’urgence aux personnes : secours à victimes, assistance et premiers soins sous l’autorité de l’encadrement du centre d’incendie et de secours. Il prend part aux opérations de lutte contre l’incendie, en équipier au sein d’engins de secours, pour protéger les personnes, les biens et l’environnement.

Il intervient aussi lors d’accidents, de catastrophes naturelles ou technologiques et sur d’autres missions de sécurité civile des services d’incendie et de secours. Hors interventions, son activité comprend des manœuvres, des formations continues et l’entretien des engins et matériels. Le volontariat suppose une disponibilité régulière pour des gardes, astreintes ou départs en intervention, de jour comme de nuit, selon l’organisation du centre. Les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs en France.

Comment y accéder

Il n’existe pas de concours national pour devenir sapeur-pompier volontaire. L’engagement se fait auprès du service départemental d’incendie et de secours ou directement auprès d’un centre, via une candidature puis une sélection locale. Un entretien apprécie la motivation, la disponibilité et l’adéquation au volontariat.

Les conditions relèvent du Code de la sécurité intérieure et des pratiques des SDIS : pouvoir dégager du temps libre, s’engager à respecter la Charte nationale du sapeur-pompier volontaire et les règles de discipline, présenter un casier judiciaire compatible. Une visite auprès de la médecine préventive vérifie l’aptitude médicale et physique, complétée par des épreuves physiques ou sportives définies localement. Les SDIS exigent aussi de résider à proximité du centre ou de pouvoir s’y rendre rapidement.

La formation

Après l’engagement, le SDIS organise la formation initiale, sous le pilotage de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises. Elle est structurée en modules couvrant le secours d’urgence aux personnes, la lutte contre l’incendie, les opérations diverses et autres missions de sécurité civile, afin d’atteindre la compétence d’équipier correspondant au grade de sapeur.

La formation se déroule de façon fractionnée sur plusieurs semaines ou mois, en parallèle de l’activité principale du volontaire, selon un calendrier fixé par le SDIS. Pendant ces formations, le sapeur-pompier volontaire perçoit les mêmes indemnités horaires que pour l’activité opérationnelle. L’engagement est conclu pour une durée déterminée, renouvelable, dans le cadre du statut des sapeurs-pompiers volontaires.

Le salaire

Le sapeur-pompier volontaire n’est pas rémunéré par un traitement indiciaire de fonctionnaire, mais perçoit des indemnités horaires pour ses activités opérationnelles, de formation et de manœuvre. Ce régime est encadré par la loi n° 96‑370 du 3 mai 1996 et le décret n° 2012‑492 du 16 avril 2012, qui prévoient des indemnités comprises entre un minimum et un maximum fixés par arrêté.

Les montants sont déterminés par référence à l’indemnité horaire de base du grade de sapeur, qui sert de base de calcul pour tous les grades. Les gardes en centre donnent lieu à des indemnités calculées entre 35 % et 75 % de cette indemnité horaire de base, selon le volume d’heures et les décisions du SDIS. Ces indemnités brutes, distinctes d’un salaire, s’ajoutent aux revenus de l’activité principale. Elles sont complétées par la prestation de fidélisation et de reconnaissance de fin d’activité et par un régime de protection sociale en cas d’accident ou de maladie imputable au service.

Les évolutions de carrière

Le grade de sapeur est le premier niveau de la hiérarchie des sapeurs-pompiers volontaires. Avec l’ancienneté, la formation et l’expérience opérationnelle, le volontaire peut accéder aux grades de caporal, caporal-chef, sergent, adjudant, puis, pour certains, à des responsabilités d’encadrement plus élevées. Chaque progression repose sur des formations complémentaires organisées par les SDIS, selon les référentiels nationaux.

Les perspectives d’évolution comprennent des fonctions d’équipier puis de chef d’agrès sur différents engins, ou l’accès à des spécialisations (secours spécialisés, risques technologiques, etc.) lorsque le SDIS les propose. Le volontariat peut aussi constituer une expérience valorisée pour se présenter à des recrutements de sapeur-pompier professionnel, dans le cadre des voies d’accès à la fonction publique territoriale distinctes du statut de volontaire.

Questions fréquentes

Un sapeur-pompier volontaire est-il un fonctionnaire territorial ?

Non, le sapeur-pompier volontaire relève du statut de volontaire de la sécurité civile et n’est pas titulaire de la fonction publique territoriale. Il n’occupe pas un emploi permanent rémunéré par un traitement indiciaire, mais intervient en complément d’une activité principale. Son engagement est encadré par le Code de la sécurité intérieure et des textes spécifiques sur les indemnités et la protection sociale.

Comment se déroule la sélection pour devenir sapeur-pompier volontaire ?

La sélection est organisée localement par chaque service départemental d’incendie et de secours, et non par concours national. Elle comprend un dépôt de candidature, un entretien portant notamment sur la motivation et la disponibilité, une visite médicale d’aptitude et des évaluations physiques ou sportives. Les modalités précises sont fixées par chaque SDIS dans le respect du cadre réglementaire national.

Quelle disponibilité faut-il prévoir pour être sapeur-pompier volontaire ?

Le volontariat implique de consacrer une partie de son temps libre aux gardes, astreintes, interventions et formations, en plus de son activité principale ou de ses études. L’organisation concrète des plannings dépend du centre d’incendie et de secours et du SDIS, mais repose sur une proximité géographique permettant de rejoindre rapidement le centre. Cette disponibilité est appréciée dès l’entretien de recrutement.

Quelles protections sociales existent pour les sapeurs-pompiers volontaires ?

Les sapeurs-pompiers volontaires bénéficient d’un régime spécifique de protection sociale en cas d’accident survenant en service ou de maladie contractée dans le cadre de leur activité, prévu par la loi n° 91‑1389 du 31 décembre 1991. Ils peuvent également, sous conditions d’ancienneté, bénéficier d’une prestation de fidélisation et de reconnaissance de fin d’activité. Ces dispositifs complètent les indemnités horaires versées pour les missions et les formations.

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