Un ballon captif de 12 mètres et l’intelligence artificielle testés pour protéger la base de Saint-Dizier contre les drones
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L’armée de l’Air et de l’Espace a évalué pendant cinq jours, sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, un ballon captif de 12 mètres de long et 7 mètres de large, stabilisé à environ 200 mètres d’altitude. Le dispositif, équipé de capteurs dont une caméra électro-optique et infrarouge, s’appuie sur des technologies d’intelligence artificielle pour détecter, identifier et caractériser des drones, mais aussi des personnes ou des véhicules susceptibles d’approcher l’emprise.
L’altitude a été fixée après une étude de sécurité tenant compte de la circulation aérienne, des activités des Rafale et des obstacles au sol. Visible depuis les alentours de la base, l’aérostat peut rester plusieurs jours en l’air et transmettre en temps réel les informations à l’escadron de protection. Il ne neutralise pas les menaces : il alimente la chaîne de surveillance afin que d’autres moyens, déjà en place, puissent éventuellement décider d’une réaction.
Première expérimentation de ce type pour l’armée de l’Air et de l’Espace
Après un essai de la Marine nationale en 2025, Saint-Dizier est devenue la première emprise de l’armée de l’Air et de l’Espace à tester ce type de ballon captif. L’institution présente l’opération comme une adaptation continue de la protection des bases à l’évolution des menaces. Le correspondant local innovation et simplification de la BA 113 insiste sur cette logique d’ajustement, sans préjuger du sort du matériel.
Les résultats doivent encore faire l’objet d’analyses approfondies. Une extension à d’autres emprises n’est envisagée que si les conclusions sont positives. Ni le fabricant, ni le modèle, ni un éventuel volume de commande n’ont été communiqués.
La base aérienne 113 a accueilli le Rafale dès 2006. Elle contribue aux missions de dissuasion nucléaire, à la protection du territoire national et aux opérations extérieures. L’essai vise la protection de l’emprise dans son ensemble, pas un avion isolé.
Détecter sans confondre avec un effecteur
La chaîne évaluée est claire : détection, identification, caractérisation, puis transmission à l’escadron de protection. Le ballon s’ajoute à un ensemble déjà constitué, parmi lequel figurent notamment MILAD, BASSALT et PARADE. Cette capacité de surveillance persistante complète d’autres couches de défense, jusqu’aux fusils Benelli M4 antidrone livrés à l’armée de Terre pour l’interception cinétique à très courte portée.
Zone Militaire replace l’essai dans le contexte des survols de sites militaires par de petits drones et des limites encore observées face à des attaques saturantes. Lors d’une audition parlementaire antérieure, le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Jérôme Bellanger, avait jugé « perfectible » le résultat d’un scénario d’attaque saturante contre une base et appelé à accélérer la détection, l’identification et la neutralisation.
Des aérostats ont déjà servi à surveiller les approches de bases opérationnelles avancées en Afghanistan et au Sahel. À Saint-Dizier, l’enjeu est civilo-militaire et métropolitain : tenir un œil persistant au-dessus d’une emprise sensible, sans prétendre que cinq jours d’essai transforment déjà le dispositif en outil opérationnel permanent.
Méta-description: L’armée de l’Air et de l’Espace a testé cinq jours un ballon captif de 12 mètres à Saint-Dizier, avec capteurs EO/IR et IA, pour détecter drones et intrusions.
Extrait: Pendant cinq jours, un ballon captif de 12 mètres a surveillé la base aérienne 113 de Saint-Dizier depuis 200 mètres d’altitude. Caméra EO/IR et intelligence artificielle visaient drones, personnes et véhicules. L’essai, premier du genre pour l’armée de l’Air et de l’Espace, reste en cours d’analyse.
Sources
https://www.defense.gouv.fr/air/actualites/experimentation-dun-ballon-captif-base-aerienne-113-saint-dizier
https://www.opex360.com/2026/09/12/larmee-de-lair-de-lespace-envisage-dutiliser-des-ballons-captifs-pour-proteger-ses-bases-contre-les-drones/
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