Le contrat CASSIOPÉE attribué à Airbus Defence and Space et Unseenlabs doit succéder aux satellites CERES
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La Direction générale de l’armement a attribué le contrat CASSIOPÉE à Airbus Defence and Space et Unseenlabs. Annoncée par Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, en marge du Sommet international sur l’espace, la décision vise à renouveler la capacité française de renseignement d’origine électromagnétique depuis l’espace. Airbus Defence and Space est mandataire et intégrateur du système. Unseenlabs est cotraitant. À l’horizon 2032, CASSIOPÉE doit succéder aux satellites de la constellation CERES afin de préserver une capacité opérationnelle souveraine.
Le renseignement d’origine électromagnétique spatial consiste à collecter et analyser des signaux, principalement des émissions radar et de télécommunications. Cette fonction permet de détecter, caractériser et suivre des émetteurs susceptibles de représenter une menace dans des zones d’intérêt stratégique ou sur des théâtres d’opération. Selon le communiqué officiel, la pérennité de cette capacité contribue à l’autonomie nationale d’appréciation de situation et de décision, à la veille stratégique permanente et à l’appui aux opérations. Rien n’indique que les futurs satellites devront surveiller en permanence le monde entier : leur rôle vérifié reste la collecte et l’analyse de signaux dans ces zones et sur ces théâtres.
CASSIOPÉE doit relayer CERES au cœur du programme CELESTE
Il faut distinguer trois niveaux. CERES est la constellation actuelle, appelée à être remplacée. CASSIOPÉE est le futur système notifié. CELESTE, acronyme de Capacité électromagnétique spatiale, est le programme plus large dont CASSIOPÉE doit constituer le cœur souverain de haute performance. Les industriels et le communiqué d’Airbus annoncent des performances techniques améliorées et une réactivité accrue, sans fournir de valeurs chiffrées. Ces capacités ne sont pas encore en service : elles doivent l’être à l’horizon 2032.
Airbus doit fournir le centre de contrôle, le segment spatial et une solution satellite reposant sur sa plateforme S250 de dernière génération. Le communiqué précise que cette plateforme a récemment été utilisée pour la constellation d’observation CO3D. Unseenlabs doit apporter son expertise en planification de mission ainsi qu’en traitements au sol et à bord. La société doit aussi livrer le segment sol utilisateur et fournir une charge utile présentée comme innovante par les industriels. Ni le montant du contrat, ni le nombre de satellites, ni leur orbite, ni une date de lancement n’ont été rendus publics.
Alain Fauré, directeur des systèmes spatiaux chez Airbus Defence and Space, déclare : « Avec ce contrat Airbus Defence and Space contribue à la souveraineté de la France et à son autonomie stratégique. » Clément Galic, cofondateur et directeur exécutif d’Unseenlabs, ajoute : « En réunissant nos savoir-faire, nous contribuerons à doter la France d’un système ROEM spatial souverain, performant et adapté aux nouveaux enjeux opérationnels. »
Cette notification s’inscrit dans une séquence d’investissements militaires distincts. Le même jour, un autre dossier DGA concerne le démonstrateur suborbital privé [Baguette One](https://actuforcesdelordre.fr/2026/09/11/la-dga-et-le-ministere-des-armees-soutiennent-le-premier-decollage-civil-prive-de-baguette-one-a-bis/), un programme civil soutenu par l’État et non le renouvellement du ROEM spatial. CASSIOPÉE reste, lui, un actif de renseignement militaire destiné à prendre la relève de CERES.
Sources
https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2026-09-airbus-and-unseenlabs-to-build-frances-next-military-signal-intelligence-satellites
https://www.clubic.com/actualite-629299-airbus-et-unseenlabs-vont-construire-les-satellites-qui-surveilleront-le-monde-pour-l-armee-francaise.html
https://www.abcbourse.com/marches/airbus-defence-and-space-et-unseenlabs-remportent-le-contrat-cassiopee-pour-reno_702409