La Projection du film « Barbie » annulée à Noisy-le-Sec sous la pression d’un « groupe d’opposants »
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleNoisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) – La séance de cinéma en plein air prévue le vendredi 8 août dans le quartier de Londeau devait offrir un moment convivial aux familles autour du film « Barbie ». Mais à la veille de la projection, des menaces proférées par un petit groupe d’opposants ont conduit à son annulation, provoquant l’indignation d’une grande partie des habitants.
Un film jugé « contraire aux valeurs » par certains jeunes
Selon la mairie, plusieurs jeunes du quartier ont exprimé leur hostilité, affirmant que le long-métrage promouvrait l’homosexualité et nuirait à « l’intégrité de la femme ». Des propos qui ont rapidement pris la forme de menaces envers les agents municipaux, contraignant le maire Olivier Sarrabeyrouse à annuler l’événement par mesure de sécurité.
Un choc pour de nombreux habitants
L’annonce a provoqué colère et incompréhension. Jocelyne, 69 ans, qui avait déjà vu le film en 2023, y voit « une atteinte à la liberté d’expression ». Anne, 60 ans, rappelle que « le film avait été choisi par les habitants » et déplore que « un petit groupe décide pour la majorité ». Les deux femmes regrettent que les familles aient été privées de cette soirée prévue pour rassembler le quartier.
Le maire invoque la sécurité
Face aux critiques, Olivier Sarrabeyrouse défend sa décision : « Je n’ai pas cédé au fondamentalisme, j’ai cédé à la pression pour la sécurité des agents et des familles ». L’élu a annoncé le dépôt d’une plainte pour menaces contre les agents municipaux.
Une réponse judiciaire appuyée par l’État
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a également réagi fermement, annonçant une plainte pour entrave à la liberté de diffusion de la création artistique. Pour elle, céder à ce type de pressions constitue « un dangereux précédent » en matière de liberté culturelle.
Un débat plus large sur la tolérance
Au-delà de l’incident, cette affaire relance le débat sur la capacité des institutions à résister aux pressions et à défendre la diversité culturelle. Pour beaucoup d’habitants, l’annulation est le symbole d’une intolérance qui gagne du terrain et d’une liberté d’expression qu’il faut protéger.
À lire également
Plus de 1 000 chevaux contrôlés lors de 24 perquisitions européennes dont sept en France pour une fraude d’identité
Séquestrations, enlèvements, violences : pourquoi les propriétaires de cryptomonnaies sont de plus en plus ciblés en France
Qui est « Lucky » ? La police d’Amsterdam cherche à identifier cet homme sans nom qui a tout oublié après un AVC
