Un morceau de rail sur la voie au cœur de l’enquête après le déraillement du TER Rouen-Caen et ses 44 blessés
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Un morceau de rail présent sur l’une des files de la voie est désormais l’hypothèse principale du parquet de Rouen, au lendemain du déraillement du TER Rouen-Caen à Cléon, en Seine-Maritime, qui a fait 44 blessés. La police judiciaire de Rouen mène une enquête en recherche des causes de blessures graves. Les dépistages d’alcool et de stupéfiants pratiqués sur le conducteur sont négatifs. Les causes de la présence de cet élément sur la voie restent inconnues.
Le train, qui transportait 186 personnes, a déraillé vendredi 11 septembre 2026 vers 19 h 45 entre Tourville et Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de Cléon. Le premier bilan du déraillement à Cléon faisait état de 44 blessés parmi les 186 personnes présentes dans le TER, dont une passagère de 18 ans évacuée en urgence absolue. Samedi, six personnes restaient hospitalisées, a indiqué le ministre des Transports Philippe Tabarot. Le pronostic vital de la jeune femme n’était plus engagé, malgré des blessures décrites comme particulièrement importantes.
Le parquet privilégie un morceau de rail, sans en connaître l’origine
Dans un communiqué, le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois, a fixé le cadre judiciaire. « À ce stade, l’hypothèse principale est celle de la présence sur un des rails de la voie d’un morceau de rail, qui pourrait être à l’origine de ce déraillement. » Il a immédiatement posé la limite de l’enquête : « Les causes de cette présence sont inconnues, et devront être identifiées par l’enquête. »
franceinfo et France Télévisions, sur la base de sources policière et judiciaire, indiquent que la piste d’un acte malveillant est privilégiée par les enquêteurs, avec l’hypothèse d’un morceau de rail déplacé puis posé sur la voie. Cette lecture n’est pas une conclusion du parquet. Aucun auteur n’est identifié, aucune interpellation n’est annoncée, et aucune qualification criminelle définitive n’est retenue.
Plusieurs auditions sont prévues. Un expert judiciaire a été requis. La boîte noire de la rame a été saisie. Les opérations de police technique se poursuivent sur zone.
Secours, trafic et suites pour les passagers
L’intervention a mobilisé 130 pompiers, cinq équipes médicales et 80 véhicules. La préfecture a déclenché le plan ORSEC nombreuses victimes. Le CHU de Rouen a activé un plan blanc sectoriel.
La circulation reste très perturbée sur l’axe Rouen-Caen, avec des cars de substitution. Les liaisons Paris-Rouen et Rouen-Amiens ont repris. SNCF Réseau attend que le parquet rende la zone avant l’inspection et le relevage du train.
L’association AVEDE ACJE, requise par le parquet, doit contacter individuellement les passagers à partir de lundi pour présenter les suites de la procédure.
L’enquête vise d’abord à expliquer comment un morceau de rail a pu se trouver sur la voie et si ce seul élément suffit à rendre compte du déraillement. Tant que ces points ne sont pas tranchés, le dossier reste une recherche des causes de blessures graves, pas une affaire aux auteurs et au mobile établis.
Sources
https://www.franceinfo.fr/economie/transports/une-quarantaine-de-blesses-la-piste-d-un-acte-malveillant-le-trafic-perturbe-ce-que-l-on-sait-apres-le-deraillement-d-un-ter-reliant-rouen-a-caen_8189474.html
https://actu17.fr/enquetes/deraillement-du-ter-rouen-caen-le-parquet-privilegie-la-piste-d-un-morceau-de-rail-sur-la-voie.html
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