Affaire Jubillar : Après les révélations de la nouvelle compagne de Cédric Jubillar, la justice décide de rouvrir l’enquête
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCoup de théâtre judiciaire à deux mois de l’ouverture du procès de Cédric Jubillar. La présidente de la cour d’assises du Tarn vient d’ordonner un supplément d’information, relançant ainsi les investigations dans l’affaire de la disparition de Delphine Jubillar.
Cette décision intervient alors que le procès de l’ouvrier peintre plaquiste, 37 ans, doit s’ouvrir le 22 septembre prochain. Comme le relate Le Parisien, en détention provisoire depuis juin 2021, Cédric Jubillar doit répondre devant les jurés du meurtre présumé de son épouse, disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn).
Des propos troublants lors de parloirs
À l’origine de ce rebondissement : les confidences de son ex-compagne, connue sous le prénom d’emprunt Justine, révélées dans Le Parisien – Aujourd’hui en France du 10 juillet.
Lors de plusieurs visites au parloir de la prison de Toulouse-Seysses (Haute-Garonne), celle-ci affirme avoir reçu des confidences glaçantes.
« Il m’a dit avoir étranglé Delphine et a même imité sur moi le geste qu’il aurait fait pour la tuer », rapporte-t-elle.
Elle décrit un geste précis : une main sur son front, une clé de coude appliquée dans son dos, un étranglement maintenu « tellement longtemps » qu’il aurait provoqué une petite blessure à l’avant-bras du trentenaire.
Une blessure effectivement constatée par le légiste au lendemain de la disparition, mais que Cédric Jubillar avait alors justifiée par un banal accident de bricolage : « Je me suis blessé en posant du parquet flottant », aurait-il expliqué.
De nouveaux indices sur le lieu du corps
Toujours selon Justine, l’accusé aurait livré d’autres détails sur les circonstances de son passage à l’acte, ainsi que des pistes sur l’endroit où il aurait dissimulé la dépouille de son épouse. Il aurait évoqué une exploitation agricole repérée peu avant la disparition de Delphine.
Une enquête complémentaire sous délai
La décision de la présidente de la cour d’assises vise à faire entendre officiellement cette témoin clé pour préciser ses déclarations. Les gendarmes disposent désormais d’un délai jusqu’au 31 juillet pour rendre leur rapport d’enquête complémentaire.
À l’approche du procès, cette nouvelle étape judiciaire ajoute encore du mystère et du poids à un dossier déjà hors norme, qui dure depuis plus de trois ans.
