Nevers : une “blague” graveleuse au bal des pompiers suscite un tollé. « 5 euros la bifle »
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirL’ambiance festive du traditionnel bal des pompiers de Nevers a été éclipsée par une polémique inattendue. Ce soir-là, au cœur de la buvette où affluaient les danseurs, une urne de collecte de dons a circulé parmi le public avec des inscriptions pour le moins déroutantes :
« 5 euros la bifle », « un string : 5 verres », « le bisou 1 euro », « la complète 20 euros ».
Une initiative qui a choqué plusieurs spectateurs et fait réagir bien au-delà de la Nièvre. Le Journal du Centre rapporte la réaction d’une cliente interloquée à la vue de ces messages. Face à elle, un pompier de service aurait éclaté de rire : « C’est une blague, Madame ! »
Une “blague” sexuelle qui fait scandale
Pour rappel, la “bifle” – contraction de “bite” et “gifle” – désigne une pratique sexuelle consistant à gifler son partenaire avec son pénis. Autant dire que le ton potache de cette urne a rapidement viré à la polémique, certains y voyant un humour graveleux déplacé lors d’une manifestation publique familiale.
L’amicale des pompiers se désolidarise
Mickaël Turpin, président de l’amicale des sapeurs-pompiers de Nevers et organisateur du bal, se dit abasourdi :
« Je n’étais pas au courant et évidemment je ne cautionne pas du tout. Si c’était une blague, elle est de très mauvais goût et très déplacée. Elle provient d’une initiative personnelle. Ce qui a été écrit sur cette boîte n’entre pas du tout dans l’état d’esprit de l’amicale et du bal. Je ne souhaite pas que cela entache toute une institution. »
De son côté, le colonel hors classe Olivier Peycru, directeur du SDIS de la Nièvre, exprime également son indignation :
« Évidemment, je n’apprécie pas. C’est une blague complètement imbécile. Même si le SDIS n’était pas directement organisateur, c’est quand même l’image du SDIS qui est en jeu. Il y a une discipline, un uniforme à respecter. »
Une explication interne est prévue avec l’amicale : « Il va falloir dire les choses. »
Réactions en ligne : entre indignation et défense de l’humour potache
Sur Facebook et X (ex‑Twitter), l’affaire alimente les discussions.
Les critiques fusent :
« Beauf land » dénonce Valérie.
« C’est plus que limite… J’ai honte sérieux » écrit Alex.
« Un peu de pudeur quand même » ajoute Jean‑Michel.
Mais d’autres prennent la défense des pompiers :
« Oh les pauvres, ils en verront d’autres » commente Laura.
« La France des fragiles » tranche Xav.
« Faut arrêter le puritanisme, y’a des choses bien plus graves » écrit Françoise, qui rappelle que des pompiers ont récemment prêté main‑forte lors des inondations dans l’Aude.
Une image ternie malgré un bal “réussi”
Malgré le succès populaire de la soirée, cette “blague” obscène ternit aujourd’hui l’image du bal et de l’amicale.
Mickaël Turpin promet de tirer les choses au clair :
« Je vais mettre les choses au clair avec les équipes et assumer les conséquences et la responsabilité. »
