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Ligoté, torturé puis immolé dans la garrigue : un jeune homme exécuté près de Nîmes, la vidéo du crime diffusée

·La rédaction ⏱ 3 min
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Une découverte macabre bouleverse le Gard et relance les inquiétudes autour de la guerre des gangs qui secoue Nîmes depuis plusieurs années. Mardi soir, le corps carbonisé d’un jeune homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé par des promeneurs dans la garrigue, sur le territoire de la petite commune de Saint-Bénézet, entre Nîmes et Alès.

Selon les premières constatations des enquêteurs, la victime, ligotée et torturée avant d’être exécutée par arme à feu, aurait ensuite été immolée.

Une scène insoutenable filmée et diffusée

Quelques heures après la découverte du corps, des vidéos glaçantes circulent sur des messageries cryptées. Les images, diffusées par des narcotrafiquants nîmois selon une source sécuritaire, montrent la victime, hagarde et bâillonnée, assise de nuit sur un chemin de terre. Dans le premier clip, l’homme est abattu de plusieurs balles dans la tête et la poitrine. Dans le second, son corps inerte est aspergé d’un liquide inflammable avant d’être mis à feu. Le visage de l’exécuteur n’apparaît pas.

Ces vidéos, diffusées pour terroriser le camp adverse, s’inscrivent dans un contexte d’affrontements entre réseaux criminels rivaux. Depuis la mort du petit Fayed, 10 ans, en 2023, Nîmes est le théâtre d’une guerre sans merci entre des groupes de Pissevin et ceux d’autres quartiers comme Valdegour, Némausus-Jonquilles ou le Mas de Mingue.


L’enquête confiée aux divisions spécialisées

La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, confirme l’ouverture d’une enquête pour « meurtre en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Les divisions de la criminalité organisée de Nîmes et Montpellier sont mobilisées. Sur place, les experts de la gendarmerie ont relevé des indices laissant apparaître l’usage d’une arme à feu avant l’immolation. Une autopsie doit déterminer les causes exactes du décès.

Une guerre de territoires toujours plus violente

Sur Telegram, selon Le Parisien, les auteurs de la diffusion assurent que la victime n’appartenait pas à leur camp, évoquant même une « erreur » :

« Ils ont tué leur propre vendeur. Choisissez bien votre camp », menace l’un des messages.

Ces mêmes canaux publient des contrats sur des têtes rivales, proposant jusqu’à 150 000 euros pour abattre un jeune Nîmois, avec photos et adresses à l’appui. Une stratégie de terreur assumée, selon une source proche de l’enquête :

« On est face à un narcoterrorisme local. Ils veulent terroriser le quartier adverse. »

Une escalade sans précédent

L’exécution filmée de Saint-Bénézet illustre l’escalade de la violence entre gangs. Les autorités craignent de nouvelles représailles alors que la tension ne cesse de monter dans les quartiers nîmois. En attendant les résultats de l’autopsie et l’identification formelle de la victime, les enquêteurs s’efforcent de démêler les responsabilités dans ce règlement de comptes d’une brutalité inédite.

La rédaction

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