Violences dans la nuit du 13 au 14 juillet : 389 interpellations et 28 blessés parmi les forces de l’ordre
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La nuit du 13 au 14 juillet, traditionnellement marquée par les célébrations de la Fête nationale, a été assombrie cette année par une vague de violences.
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur communiqués à BFMTV, 389 personnes ont été interpellées à travers le pays, contre 97 l’an dernier. Parmi elles, 313 ont été placées en garde à vue. Une hausse significative qui alerte les autorités.
Le nombre d’incidents liés à l’usage détourné d’engins pyrotechniques est également préoccupant : 651 faits ont été recensés en une seule nuit. Les forces de l’ordre et les services de secours n’ont pas été épargnés : 28 blessés sont à déplorer chez les policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers, contre trois l’année précédente.
À Paris et en petite couronne, les tensions ont été particulièrement vives. Le préfet de police Laurent Nuñez a annoncé 176 interpellations dans l’agglomération parisienne, contre 156 en 2023. Invité sur Europe 1 et CNews ce lundi matin, il a tenu à souligner la gravité de la situation : « Je ne parlerais pas d’une nuit calme », a-t-il affirmé, évoquant la saisie de près de 15.000 mortiers d’artifice par les forces de l’ordre.
Un incendie au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, a notamment attiré l’attention des autorités. Un véhicule aurait été volontairement incendié, provoquant la propagation des flammes à un gymnase voisin, entièrement détruit. « C’est le fait notable de la nuit. L’enquête dira si c’est lié aux violences urbaines, mais on a de bonnes raisons de penser que c’est le cas », a commenté Laurent Nuñez.
Dans un contexte déjà sous tension, un important dispositif de sécurité reste déployé ce lundi soir, en prévision des festivités du 14 juillet. 11.500 policiers sont mobilisés dans la capitale, alors que 60.000 personnes sont attendues au Champ-de-Mars pour assister au feu d’artifice. À l’échelle nationale, 65.000 membres des forces de sécurité intérieure sont engagés, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
La nuit du 14 juillet s’annonce tout aussi surveillée que celle qui vient de s’écouler. Les autorités appellent à la vigilance et à la responsabilité collective.
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