Maine-et-Loire : « Je vais te trancher la carotide », une femme agresse et menace de mort pompiers et gendarmes venus lui porter secours
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleJugée en comparution immédiate ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Saumur, une femme de 36 ans a été condamnée à dix mois d’emprisonnement ferme pour avoir violemment agressé pompiers et gendarmes venus lui porter secours deux jours plus tôt, à Baugé-en-Anjou.
Le 2 juillet dernier, en fin d’après-midi, les secours sont appelés par une jeune femme à peine majeure. Comme le relate Ouest-France, sa mère, alcoolisée après avoir consommé de l’alcool toute la journée, menace de mettre fin à ses jours. Les pompiers se rendent immédiatement sur place, mais leur intervention bascule rapidement dans la violence.
Des violences verbales et physiques sous l’emprise de l’alcool
Sur les lieux, les soldats du feu découvrent la trentenaire au bord de la fenêtre de son appartement situé au deuxième étage. L’un des pompiers parvient de justesse à l’empêcher de sauter. C’est alors que la situation dégénère. Les secours, rejoints par les gendarmes, essuient une pluie d’insultes, de menaces de mort, de jets d’objets et même de crachats.
« Votre comportement va bien au-delà de ce qui est entendable », a lancé la présidente du tribunal en audience. Les images de la caméra-piéton d’un des gendarmes, diffusées à l’audience, ont montré la violence verbale extrême de la prévenue : « Je te tue dès que je te revois », « Je vais te trancher la carotide ». Des propos qui ont profondément choqué les secouristes.
L’un des gendarmes, venu témoigner à la barre, a confié l’impact de ces menaces : « Elle me disait que si elle me retrouvait à Baugé, elle me tuerait, moi et ma famille. »
Un lourd passé judiciaire
Face au tribunal, la prévenue a tenté de se justifier maladroitement : « J’ai bu des 8.6, ça faisait sept mois que je n’avais pas bu ». Mais pour Me Nathalie Valade, avocate du SDIS 49, la gravité des faits ne semble pas pleinement intégrée par la prévenue : « Je n’ai pas entendu beaucoup de regrets », a-t-elle souligné, évoquant des « faits qui marquent les esprits ».
Déjà connue pour des faits similaires, la trentenaire, qui venait tout juste de retirer son bracelet électronique après une condamnation en décembre 2024, comptait six mentions à son casier judiciaire. Son avocate, Me Monica Crespin, a affirmé qu’elle avait « conscience des faits » et qu’elle « regrettait amèrement ».
Une condamnation ferme et une interdiction de séjour
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, qui a insisté sur l’importance des images de la caméra-piéton, estimant qu’elles avaient « rendu justice » dans ce dossier. La prévenue a été condamnée à dix mois d’emprisonnement ferme, assortis d’un mandat de dépôt immédiat. Quatre mois de sursis prononcés lors d’une précédente condamnation ont également été révoqués.
La femme, qui avait exprimé son souhait de quitter Baugé-en-Anjou, a vu le tribunal lui interdire de paraître dans la commune pendant deux ans. Elle purgera sa peine à la maison d’arrêt de Nantes.
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