Tirs de mortier contre le bâtiment des familles de la gendarmerie de Delle, six jeunes hommes devant la justice
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Des tirs de mortier ont visé le bâtiment des familles de la gendarmerie de Delle, voisin de la brigade, sans faire de blessé. Un mois après les faits, le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, et la lieutenante-colonelle Véronique Angelotti, commandante en second du groupement, ont présenté un bilan judiciaire précis. Six jeunes hommes de 18 à 21 ans, nés entre 2005 et 2008 et résidant à Delle, Belfort ou Montbéliard, ont été placés en garde à vue puis déférés. Tous restent présumés innocents.
Selon L’Est Républicain, les tirs sont survenus vers 1 h 10. ICI Belfort Montbéliard recense trois impacts près d’une fenêtre du deuxième étage. Le procureur estime que les projectiles étaient volontairement dirigés vers le bâtiment, où se trouvaient des gendarmes, leurs proches et des civils.
Cinq enquêteurs, 49 gendarmes et six prévenus
Cinq enquêteurs ont travaillé à temps plein. Les premiers éléments matériels cités par les sources locales comprennent un lanceur de mortier, un briquet, une trace ADN et une empreinte. La vidéosurveillance et les témoignages ont ensuite permis d’identifier trois véhicules, une Peugeot 508, une Citroën C3 et une Seat Ibiza. Quarante-neuf gendarmes ont ensuite été mobilisés pour les interpellations.
Le scénario retenu par l’accusation, rapporté par L’Est Républicain, décrit un groupe réuni dès 22 h à environ 500 mètres de la gendarmerie, puis un lanceur sorti du coffre d’un véhicule. Ce récit n’est pas un fait jugé. Le parquet présente un Montbéliardais de 19 ans comme coordinateur présumé, qui aurait filmé les tirs. Le tireur présumé serait un Dellois de 19 ans, aidé d’un Dellois de 18 ans.
La piste d’une vengeance après un contrôle est avancée par l’enquête, sans être établie. Le Dellois de 18 ans avait été entendu quelques heures auparavant après un délit de fuite et se serait montré hostile, selon l’enquêteur.
Des faits présentés comme passibles de dix ans de prison
Le procureur retient notamment des violences sur des militaires de la gendarmerie aggravées par la réunion et la préméditation. L’Est Républicain mentionne aussi des violences visant deux civils et une dégradation par moyen dangereux du bâtiment. Ces qualifications, si elles sont retenues, sont annoncées comme passibles d’un maximum de dix ans de prison. Une peine encourue n’est ni une réquisition de peine ni une condamnation.
Le parquet a requis le placement en détention provisoire des trois acteurs principaux présumés et le placement sous contrôle judiciaire des trois autres. Aucune décision du juge n’est rapportée par les sources. Les six prévenus doivent être jugés le 5 novembre par le tribunal judiciaire de Belfort. Aucun lien n’a été établi avec d’autres tirs de mortier visant les brigades d’Hérimoncourt et de Pont-de-Roide durant l’été.
Sources
https://www.ici.fr/bourgogne-franche-comte/territoire-de-belfort-90/belfort/tirs-de-mortier-contre-la-gendarmerie-de-delle-un-groupe-de-6-jeunes-hommes-sera-juge-en-novembre-7245285
https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2026/09/10/tirs-de-mortiers-contre-la-gendarmerie-de-delle-six-jeunes-interpelles