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Un ancien gendarme de Vertou est jugé pour des menaces de mort dans une enquête, le parquet requiert cinq mois

·Damien ⏱ 3 min
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Un ancien gendarme de Vertou, âgé de 51 ans au moment des faits et désormais retraité, a comparu devant le tribunal correctionnel de Nantes pour des menaces de mort réitérées. Les faits reprochés datent du 8 octobre 2025. L’audience s’est tenue le 7 septembre 2026. Le parquet a requis cinq mois de prison. Le jugement a été mis en délibéré au 14 septembre 2026. Le prévenu bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive.

L’appel téléphonique visé a duré 48 minutes. Il s’adressait à la mère d’un garçon de 17 ans soupçonné dans une enquête pour escroquerie sur personne vulnérable aux Sorinières, au sud de Nantes. Selon le récit d’audience, le mineur était soupçonné de s’être fait passer pour un conseiller du Crédit mutuel. Il demeure un suspect. Aucune culpabilité ne lui est attribuée. La mère n’était pas mise en cause.

Un appel enregistré et une phrase retenue à l’audience

Le gendarme souhaitait entendre rapidement le jeune. Celui-ci avait indiqué qu’il se présenterait après avoir rencontré son avocat. La présidente du tribunal a relevé que la mère était étrangère à l’affaire. Elle a critiqué le tutoiement, les pressions et la révélation d’éléments de l’enquête pendant l’appel.

Le compagnon de la mère a commencé à enregistrer la conversation après environ quinze minutes. Une partie de cet enregistrement a été diffusée à l’audience. Une citation courte, rapportée par France 3 Pays de la Loire à partir de cet appel, a été retenue : « Je vais lui décalquer la tête. »

L’ancien militaire a été suspendu à la suite de l’affaire, puis a quitté la gendarmerie dans le cadre d’une retraite anticipée. Il n’a pas été présenté comme radié. Il n’a pas non plus été condamné à ce stade.

Cinq mois requis, relaxe demandée, délibéré fixé

À l’audience, le prévenu a reconnu s’être « trop investi dans ce dossier ». Il a expliqué avoir été sous pression, traverser un divorce conflictuel et avoir connu un état dépressif. Ces éléments relèvent de ses explications et de celles de sa défense, non de causes établies par le tribunal. Il a indiqué que sa hiérarchie savait qu’il n’allait pas bien. Le tribunal a aussi rappelé un blâme disciplinaire antérieur, sans que la nature de cette précédente affaire soit détaillée.

L’avocat de la mère a demandé un euro symbolique de dommages et intérêts et 1 500 euros de frais de justice. Le procureur a qualifié les propos de débordement stupéfiant pour un gendarme comptant une trentaine d’années de service. Il a souligné l’impact sur les collègues, l’institution et la procédure. Le parquet a requis cinq mois de prison ainsi qu’une interdiction d’exercer les anciennes fonctions pendant cinq ans. Une réquisition n’est pas une condamnation.

L’avocate de la défense a plaidé la relaxe. Elle soutient que les propos relevaient de l’argot de la police judiciaire et, subsidiairement, d’une infraction contraventionnelle. Elle a invoqué le contexte psychologique, l’absence de casier judiciaire, des lettres de félicitations et d’excellentes notations antérieures.

Le jugement a été mis en délibéré au 14 septembre 2026.

Sources

https://france3-regions.franceinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/je-vais-lui-decalquer-la-tete-un-gendarme-au-tribunal-pour-des-menaces-de-mort-dans-le-cadre-d-une-enquete-3414629.html

Damien

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