📰 L'actualité des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
En direct

Carburants : les tensions au Moyen-Orient font grimper les prix à la pompe en France

·La rédaction ⏱ 3 min
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur Google

Les automobilistes français n’ont pas manqué de le remarquer : les prix des carburants ont connu une nette hausse la semaine dernière. Une situation alimentée par la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et une demande soutenue de l’autre côté de l’Atlantique.

Selon les données officielles relayées le 23 juin par TF1, le litre de gazole a grimpé de 8,3 centimes pour atteindre 1,6402 euro. Le sans-plomb 95-E10 a également augmenté de 2,9 centimes, se fixant à 1,6988 euro le litre. Cette flambée s’inscrit dans un contexte international marqué par une nouvelle dégradation de la situation géopolitique au Proche-Orient et une hausse saisonnière de la demande de carburant aux États-Unis, en pleine « driving season ».

Le prix du baril de Brent, référence mondiale du brut, illustre parfaitement cette tendance. Il est passé de 60 dollars fin mai à 77,3 dollars, soit une hausse de plus de 7 dollars en quelques semaines. Une accélération particulièrement marquée après les frappes israéliennes contre des sites nucléaires iraniens. « C’est comme si les 10 dollars que le marché avait perdus début avril avaient été regagnés le 13 juin, à la suite de l’attaque d’Israël sur l’Iran », explique Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), dans les colonnes du Parisien.

Des prix sous surveillance jusqu’à l’été

Malgré ces hausses, l’Ufip se veut rassurante sur l’évolution des prix dans les semaines à venir. « Les prix qu’on a actuellement vont rester stables jusqu’à l’été », anticipe Olivier Gantois. Avec un baril oscillant désormais entre 75 et 85 dollars, la hausse semble, pour l’heure, absorbée par le marché. « À ce niveau de prix, l’augmentation du baril est complètement répercutée à la pompe », précise-t-il, soulignant l’absence, à ce stade, de risque majeur d’approvisionnement.


La demande accrue d’essence aux États-Unis, à l’approche des grands départs estivaux, contribue également à cette tension sur les prix mondiaux. Le gazole, plus sensible aux variations récentes du cours du brut, affiche une progression plus marquée, tandis que le prix de l’essence avait déjà atteint un niveau élevé ces dernières semaines.

Le détroit d’Ormuz : un passage stratégique sous haute tension

Si la situation reste pour l’instant maîtrisée, un facteur pourrait bouleverser cet équilibre fragile : le détroit d’Ormuz. Par cette voie maritime transite près de 20 % du pétrole mondial. « L’Iran produit trois millions de barils par jour, il en consomme la moitié, il en exporte la moitié, ils passent tous par le détroit d’Ormuz », rappelle Olivier Gantois.

Or, le Parlement iranien a récemment évoqué la possibilité de fermer ce corridor stratégique en réponse aux frappes américaines. Pour l’heure, le Conseil suprême de sécurité nationale n’a pas donné suite à cette demande, mais les marchés surveillent étroitement la situation.

En attendant, l’Ufip anticipe une possible légère hausse des prix à la pompe d’ici fin juin, estimée à « un ou deux centimes », conséquence directe de la récente progression du baril.

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualités En direct

À lire également

🛡️ Espace modéré : chaque commentaire est validé manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisés. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire