Bourg-en-Bresse : Un surveillant pénitentiaire agressé en pleine rue par un ex-détenu, devant sa femme et ses enfants
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La violence à l’encontre des personnels pénitentiaires franchit un nouveau cap dramatique. Samedi 14 juin 2025, en plein centre-ville de Bourg-en-Bresse, un surveillant pénitentiaire a été violemment pris à partie alors qu’il se promenait tranquillement avec sa famille. Une agression ciblée, préméditée, qui soulève l’indignation de l’ensemble de la profession.
Alors qu’il profitait d’une sortie en famille, le fonctionnaire a vu surgir une voiture roulant à vive allure. Le véhicule est monté brutalement sur le trottoir, manquant de peu de percuter le surveillant, sa femme et ses enfants. Soudain, un individu est sorti du véhicule et a proféré des menaces glaçantes :
« Tu es surveillant ? Je me rappelle de toi, tu m’as fouillé et saisi un téléphone. La prochaine fois, je vous écrase ! »
L’agresseur est ensuite remonté dans sa voiture, avant de faire brusquement demi-tour pour revenir à contresens et ajouter, avec une détermination menaçante :
« Refais plus ce que tu m’as fait. »
Le surveillant a immédiatement reconnu son agresseur : un ancien détenu qu’il avait fouillé en 2022, au sein du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, et à qui il avait confisqué un téléphone lors d’une fouille réglementaire.
Interpellé par la police, l’auteur des faits a reconnu les menaces proférées pendant sa garde à vue.
« Une agression d’une extrême gravité »
Le syndicat Force Ouvrière Pénitentiaire a immédiatement réagi par un communiqué virulent, dénonçant « un acte grave, prémédité et lâche », qui a traumatisé non seulement le surveillant, mais également sa famille, témoin direct de la scène.
« Une fois de plus, les personnels pénitentiaires sont pris pour cible, même en dehors de leur lieu de travail », s’indigne le syndicat, qui réclame « une condamnation exemplaire » pour l’auteur de cette agression. « Les surveillants doivent pouvoir exercer leur métier sans craindre pour leur sécurité, ni pour celle de leurs proches », martèle Force Ouvrière, tout en saluant la réactivité des services de police et le soutien de la direction du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse.
Le malaise des personnels pénitentiaires grandit
Cet événement relance le débat sur la protection des personnels de l’administration pénitentiaire, exposés à des représailles parfois bien au-delà des murs des prisons. « Le harcèlement, les menaces, les représailles : NON ! Le respect, la sécurité, la justice : OUI ! », clame FO, qui exige la mise en place de mesures renforcées pour garantir la sécurité des agents, même en dehors de leur service.
« La peur doit changer de camp », conclut le communiqué syndical, alors que de nombreux surveillants expriment aujourd’hui leur colère face à cette insécurité grandissante.
Une enquête est en cours. L’agresseur pourrait être poursuivi pour menaces de mort et tentative d’intimidation sur agent public. Le parquet de Bourg-en-Bresse n’a pas encore communiqué sur la suite judiciaire donnée à cette affaire.
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