Attentat de Magnanville : la réclusion criminelle à perpétuité requise en appel contre Mohamed Lamine Aberouz
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleNeuf ans après le drame de Magnanville, la justice poursuit son œuvre. Vendredi, le parquet général a requis la réclusion criminnelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, contre Mohamed Lamine Aberouz, jugé en appel devant la Cour d’assises spéciale de Paris pour complicité dans l’assassinat des policiers Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing.
Le soir du 13 juin 2016, le couple de fonctionnaires de police a été froidement assassiné à son domicile, sous les yeux du jeune fils de trois ans du couple. Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire au commissariat de Mantes-la-Jolie, a été égorgée dans son salon, avant que son compagnon Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, ne soit poignardé à neuf reprises alors qu’il rentrait chez lui.
Le terroriste Larossi Abballa, qui a revendiqué son acte au nom de l’État islamique, a été abattu par le Raid lors de l’intervention qui a permis de sauver l’enfant.
Face à la cour présidée par Frédérique Aline, l’avocate générale Naïma Rudloff a prononcé un réquisitoire implacable de près de trois heures. « Mohamed Lamine Aberouz est membre à part entière de l’État islamique », a-t-elle déclaré, estimant que le meurtrier Larossi Abballa « n’a pas pu agir seul ».
Selon le parquet, Aberouz a apporté un soutien logistique et idéologique au terroriste, jouant le rôle de « sachant » dans cette attaque préméditée. La magistrate a rappelé « la haine viscérale » qu’éprouverait l’accusé « pour la police et les institutions », plaidant pour sa reconnaissance de culpabilité pour complicité d’assassinat, complicité de séquestration et association de malfaiteurs terroriste.
Depuis sa mise en examen en décembre 2017, Mohamed Lamine Aberouz nie toute implication dans l’attentat. Il affirme qu’il se trouvait à la mosquée au moment des faits, une version corroborée uniquement par ses frères, aucun autre témoin ne l’ayant vu sur place ce soir-là. « Larossi Abballa n’a jamais eu besoin de moi pour passer à l’acte », a-t-il soutenu à plusieurs reprises durant le procès.
Le verdict est attendu samedi. Si la peine requise est confirmée, Mohamed Lamine Aberouz sera de nouveau condamné à la perpétuité, comme en première instance.
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