Paris : L’ex-petit ami de la fille soupçonné d’avoir organisé la séquestration de sa belle-mère
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUne nuit de cauchemar pour une quinquagénaire du très chic XVIe arrondissement, agressée et séquestrée à son domicile. L’un des deux agresseurs n’est autre que l’ancien compagnon de sa fille. Une affaire où se mêlent violence, manipulation et emprise psychologique.
Le 22 juillet dernier, une femme d’une cinquantaine d’années s’apprête à quitter son appartement pour dîner avec sa mère lorsqu’elle ouvre sa porte à deux hommes. L’un porte un gilet de La Poste. Comme le relate Le Parisien, en un instant, elle est projetée au sol, bâillonnée avec un chiffon et attachée sur les toilettes. Aveuglée par une cagoule, incapable de crier, elle croit mourir.
Pendant qu’elle lutte pour respirer, ses agresseurs allument la télévision et la douche pour masquer les bruits, puis s’emparent de deux ordinateurs et d’un téléphone portable. Avant de fuir, ils lui retirent sa cagoule. Elle parvient à se libérer et donne l’alerte. Lors de son audition, elle reconnaît l’un des agresseurs : Giorge, 27 ans, ancien compagnon de sa fille.
Un plan prémédité, une victime terrorisée
Mis en examen le 31 juillet pour vol avec violence en bande organisée et viol, Giorge a été incarcéré. Selon la chambre de l’instruction, qui a décidé de son maintien en détention ce mardi, les éléments à charge sont accablants. « J’ai commis un acte stupide et irréfléchi. Je ne voulais pas faire de mal », a déclaré le jeune homme aux cheveux longs, tentant de minimiser les faits.
Le psychiatre qui l’a examiné évoque un profil inquiétant : « difficultés de socialisation, tendance à la transgression, manque d’empathie ». Des traits qui, selon l’avocate générale, confirment la dangerosité du mis en cause. D’autant que l’agression semble avoir été minutieusement planifiée.
Une histoire de harcèlement et de violences psychologiques
La fille de la victime, hospitalisée en psychiatrie, évoque une relation marquée par l’emprise, le harcèlement, et des viols répétés. Elle décrit un Giorge manipulateur et menaçant. Fait troublant : le 28 juillet, ce dernier serait parvenu à la retrouver dans son établissement de soins pour lui remettre une lettre dans laquelle il la supplie de ne pas porter plainte.
« Ma cliente est effondrée. Elle a été hospitalisée après une tentative de suicide, et toute sa famille vit dans la peur », rapporte l’avocate de la victime. « Même la grand-mère a été profondément affectée. » Traumatisée, la mère a décidé de vendre son appartement pour tenter de tourner la page.
Un « faux vol » pour retrouver sa compagne ?
Lors de sa garde à vue à la caserne Bessières, Giorge affirme qu’il ne s’agissait pas d’un véritable cambriolage, mais d’un moyen de retrouver des informations pour localiser sa compagne, dont il n’avait plus de nouvelles. Il nie tout viol. Son avocat soutient que la jeune femme « souffre de troubles et est sujette à des mythomanies ». Il insiste sur des échanges montrant, selon lui, le respect du consentement.
Son complice présumé, Éric, a reconnu les faits dans leur intégralité. Il affirme avoir agi par compassion pour son ami, bouleversé par la disparition de sa compagne. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs investigations, notamment via l’analyse des appareils électroniques saisis chez Giorge.
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