Sommet de l’océan à Nice : Sécurité maximale contre les risques d’actions radicales
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa ville de Nice s’apprête à accueillir l’édition 2025 du sommet de l’ONU sur l’océan (Unoc), un événement de portée internationale marqué par la venue de près de 70 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des milliers d’experts, scientifiques et ONG. Une visibilité mondiale qui, si elle met à l’honneur les enjeux maritimes et environnementaux, suscite aussi l’inquiétude des autorités face à une possible résurgence d’actions militantes radicales.
Une mobilisation sécuritaire sans précédent
Face à ce contexte sensible, les autorités ont déployé un dispositif de sécurité hors norme : près de 5000 policiers et gendarmes, toutes unités confondues, sont mobilisés pour assurer la surveillance continue des sites stratégiques. « Nous ne tolérerons aucun débordement », a prévenu le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, lors d’une conférence de presse. Comme le relate Le Figaro, l’aéroport international de Nice, les infrastructures portuaires et les abords de la promenade des Anglais figurent parmi les zones les plus étroitement surveillées.
Les services de renseignement, renforcés pour l’occasion, affirment suivre « depuis longtemps » plusieurs individus identifiés comme potentiellement menaçants, issus tant du territoire national que de l’étranger. La frontière italienne a également été placée sous haute vigilance.
Des précédents qui inquiètent
Deux semaines avant le sommet, des actes de sabotage électrique ayant causé d’importantes coupures de courant sur la Côte d’Azur – notamment en clôture du Festival de Cannes – ont ravivé les craintes. Revendiqués par un groupuscule anarchiste nantais, ces actes ont conduit à la saisine de la sous-direction antiterroriste. « Cela nous a mis un coup de semonce », confie un policier chevronné. Une évolution inquiétante que confirme Agathe Foucault, porte-parole de la police nationale : « On observe un épuisement de la forme non-violente et une radicalisation croissante des modes d’action. »
Greenpeace dans le viseur
La tension est également palpable entre les autorités et certaines ONG. Greenpeace, pourtant habituée aux grandes conférences internationales, n’a pas été conviée à l’Unoc. Son navire a été interdit d’accostage dans le port de Nice et exclu de la parade maritime organisée en ouverture du sommet. En cause : une action contestée de l’ONG, ayant largué des rochers dans une zone marine protégée pour protester contre le chalutage de fond. Quelques jours plus tôt, des militants locaux avaient été placés en garde à vue après un affichage sauvage en centre-ville. « C’est la preuve de notre tolérance zéro », martèlent les autorités.
Menaces diffuses, contestations parallèles
Si aucune menace spécifique n’a été identifiée à ce jour, le risque d’actions coup de poing plane sur la conférence. De petits groupes militants pourraient se greffer à des mobilisations improvisées, dans une dynamique opportuniste. Certains envisageraient même d’utiliser la conférence comme caisse de résonance pour des luttes locales, notamment contre l’extension du terminal 2 de l’aéroport. « Il y a une hostilité claire vis-à-vis des acteurs politiques et économiques, jugés responsables de l’inaction climatique », note Agathe Foucault.
Même les gestes symboliques – banderoles, actions spectaculaires, perturbations logistiques – sont désormais considérés avec prudence, tant ils peuvent être le prélude à des actes de dégradation. « On sait que la menace est évolutive et que les militants peuvent être très imaginatifs », conclut la porte-parole de la police.
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