Aveyron : Il voulait juste cambrioler son voisin… ce qu’il a fait ensuite est inimaginable. « C’est l’horreur ce que je vais vous dire »
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleC’est un procès hors-norme, au scénario digne d’un thriller macabre, qui s’est ouvert ce lundi devant la cour d’assises de l’Aveyron à Rodez. Sur le banc des accusés : Philippe Schneider, 69 ans, ancien cuisinier aux références prestigieuses, et sa compagne Nathalie Caboubassy, 45 ans. Tous deux sont jugés pour l’assassinat de Georges Meichler, un habitant du petit village de Brasc, tué en février 2023 dans des circonstances d’une horreur indicible.
Le corps de la victime, 57 ans, retrouvé démembré — et en partie cuisiné — a fait de son ancien domicile une sinistre “maison de l’horreur”. Un troisième homme, ancien fossoyeur de Millau, comparaît également pour complicité.
Une disparition inquiétante
Tout commence le 7 février 2023. Georges Meichler, surnommé “Diego” dans son village, ne donne plus signe de vie. Comme le relate Le Parisien, sa fille, installée à Montpellier, s’inquiète de recevoir des SMS inhabituels, affirmant que son père est “parti en vacances en Bretagne avec une amie”. Or, l’homme n’envoyait jamais de messages. Alertée, la gendarmerie entame des recherches. Très vite, le voisinage évoque un couple vu en train d’utiliser la Citroën Jumpy de la victime.
Quelques jours plus tard, le véhicule est retrouvé à Camarès, à 40 kilomètres de Brasc. À son bord : des sacs-poubelle contenant des morceaux du corps de Georges Meichler.
Un cambriolage qui tourne au cauchemar
Philippe Schneider est interpellé le 10 février. Placé en garde à vue, il passe aux aveux : « C’est l’horreur ce que je vais vous dire, ça va être difficile à entendre », confesse-t-il. Selon ses dires, le cambriolage chez Meichler aurait mal tourné. Une bousculade, une chute mortelle, puis un engrenage morbide : le corps découpé à l’aide d’une feuille de boucher, des restes humains disséminés dans la nature, et certains morceaux… cuisinés.
L’homme évoque un “rite religieux découvert au Népal” pour justifier cet acte atroce. Une explication floue, qui n’a jamais permis de véritablement éclaircir son geste.
Le passé trouble du couple
Philippe Schneider et Nathalie Caboubassy s’étaient installés dans l’Aveyron plusieurs années auparavant. Après une expérience dans le maraîchage à Coupiac, ils avaient ouvert une pizzeria à Saint-Sernin-sur-Rance. Originaire d’Alès, Schneider avait travaillé dans des établissements prestigieux, dont l’hôtel Hyatt de Birmingham ou encore chez Ducasse.
Aujourd’hui, il est poursuivi pour séquestration suivie de mort, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et recel. Sa compagne, qui nie toute implication, répond des mêmes chefs d’accusation à l’exception de l’acte principal, dont elle est poursuivie en tant que complice. Tous deux sont en détention provisoire.
Un procès pour comprendre l’incompréhensible
« Ce sont des faits terribles et c’est toujours très douloureux pour la famille », confie Me Yannick Mamodabasse, avocat des proches de Georges Meichler, aux côtés de Me Laurine Peytavin-Stockmann. « C’est tout ce que je dirai avant l’audience sur cette affaire hors-norme. »
Sept parties civiles, dont les enfants de la victime, assistent au procès avec l’espoir de comprendre ce qui a pu conduire à un tel déchaînement de violence, pour quelques milliers d’euros. Les enquêteurs évoquent des restes humains retrouvés à proximité de la maison de Meichler, mais aussi à Camarès, où vivait le couple.
Le verdict attendu le 22 mai
Le procès devrait durer toute la semaine. Philippe Schneider encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu dans la soirée du 22 mai. Pour les proches de Georges Meichler, c’est peut-être l’unique chance d’obtenir, enfin, des réponses.
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