Essonne : Des tags hostiles découverts chez un surveillant pénitentiaire de Fleury-Mérogis, une enquête ouverte
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn nouveau message d’intimidation visait un agent de l’administration pénitentiaire à Morangis cette semaine. L’inscription “DDPF”, signature récurrente d’un mouvement criminel ciblant les surveillants, a été retrouvée dans les parties communes de son immeuble.
L’inquiétude grandit dans les rangs des surveillants pénitentiaires. Cette semaine, un agent affecté au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis a été directement visé par un acte d’intimidation à son domicile.
Le mercredi 7 mai, ce dernier a découvert l’acronyme « DDPF », pour « Défense des droits des prisonniers français », inscrit à deux reprises dans son immeuble : d’abord sur sa boîte aux lettres, puis dans la cage d’ascenseur.
Selon les premiers éléments, la victime serait le seul surveillant pénitentiaire à résider dans ce bâtiment, ne laissant guère de doute sur la cible de ces inscriptions. Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête en flagrance pour « dégradation de biens », confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS 91), anciennement Police Judiciaire. Un renforcement de la sécurité a été mis en place autour de la résidence du fonctionnaire.
Une vague d’intimidation nationale
Depuis la mi-avril, les surveillants pénitentiaires font face à une vague inédite d’intimidations et de violences à travers le pays. Véhicules incendiés, tags, menaces explicites : les attaques se multiplient sous la bannière de « DDPF », un acronyme désormais assimilé à une forme de guerre déclarée à l’encontre du personnel pénitentiaire.
Le 5 mai, dans l’Oise, un couple de surveillants a échappé de justesse à un incendie criminel déclenché au pied de leur maison. Seule présente au moment des faits, l’épouse a pu être sauvée grâce à l’intervention rapide du voisinage.
Le parquet d’Évry, sollicité sur l’affaire de Morangis, n’a pas pu être joint ce vendredi. De son côté, l’administration pénitentiaire a renvoyé toute communication vers les autorités judiciaires.
Un “étendard criminel” dénoncé par la justice
La procureure de Paris, Laure Beccuau, évoquait début mai « un mot d’ordre, une sorte d’étendard criminel derrière lesquels se sont agrégés des malfaiteurs ». Au total, 21 individus ont déjà été mis en examen dans le cadre de cette série d’agressions comme le rappelle Le Parisien.
« Ces malfaiteurs sont en guerre contre la pénitentiaire », déclarait récemment Gérald Darmanin, désormais ministre de la Justice. Des propos lourds de sens dans un contexte où les agents pénitentiaires, déjà confrontés à des conditions de travail éprouvantes, voient désormais leur vie privée devenir un théâtre de menaces.
Les syndicats de surveillants, eux, réclament des mesures urgentes de protection, et alertent sur une escalade possible si ces actes ne sont pas sévèrement réprimés.
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