Loire-Atlantique : Après des violences conjugales, il blesse une gendarme lors du menottage
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn homme de 29 ans a été condamné vendredi 2 mai par le tribunal correctionnel de Nantes à six mois de prison avec sursis pour violences sur sa compagne et rébellion envers les forces de l’ordre. Les faits s’étaient déroulés le 8 novembre 2024 dans le garage du domicile familial, à Sainte-Luce-sur-Loire.
Ce soir-là, vers 18 heures, les gendarmes sont appelés par une jeune femme inquiète : une dispute conjugale vient d’éclater à son retour du travail. En cause, une remarque adressée à son compagnon, qui n’avait pas étendu la lessive. Comme le relate Ouest-France, le ton monte rapidement. L’homme, visiblement à bout, pousse sa compagne au niveau du torse avant de la fouetter à l’aide d’un jean.
« Ça n’allait pas dans ma vie amoureuse et dans mon travail. Tout réuni, ça a explosé », a-t-il tenté de justifier à la barre, reconnaissant les faits.
Lors de l’intervention des gendarmes, la situation dégénère. Le trentenaire, alcoolisé, tient sa fille de 14 mois dans les bras et refuse de coopérer. Alors qu’il se dirige vers le garage, les militaires lui signifient son placement en garde à vue. Il résiste, refuse le menottage et bouscule une gendarme contre une armoire métallique, lui causant des blessures légères à la main et au genou. Face à cette rébellion, les forces de l’ordre font usage à deux reprises d’un pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser.
À l’audience, l’homme, chef d’entreprise sur le point de redevenir salarié, exprime ses regrets : « À aucun moment je n’ai cherché à faire du mal ». Il précise que le couple, fragilisé à l’époque par des infidélités, suit aujourd’hui une thérapie. Sa compagne, absente à l’audience, ne s’est pas constituée partie civile et a demandé au tribunal de faire preuve d’indulgence.
Une demande à laquelle la procureure s’oppose fermement : « Les forces de l’ordre ne sont pas payées pour subir des violences », martèle-t-elle, en requérant huit mois de prison, dont quatre avec sursis.
Le tribunal a finalement condamné l’homme à six mois de prison avec sursis, assortis d’un stage de responsabilisation pour la prévention des violences conjugales et sexistes. Il devra également verser 600 € à la gendarme blessée, ainsi que 300 € à chacun de ses deux collègues intervenus ce soir-là.
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