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Attaques contre des prisons : De nouvelles gardes à vue dans l’enquête sur le groupe « DDPF »

·La rédaction ⏱ 3 min
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L’enquête sur la vague d’attaques coordonnées visant des établissements pénitentiaires en France continue de progresser. Ce mercredi matin, moins d’une dizaine de nouvelles gardes à vue ont été engagées, selon nos informations.

Les suspects, tous mineurs, sont actuellement entendus dans le cadre d’un régime spécifique de garde à vue de 48 heures relate Le Parisien.

Ces nouvelles interpellations s’ajoutent à une vaste opération lancée lundi, qui a conduit à l’arrestation de 26 personnes à travers le pays — 25 individus en liberté et une personne déjà détenue. Parmi elles, sept ont été extraites de leur cellule pour être placées en garde à vue. Mardi soir, 24 gardes à vue avaient été prolongées, tandis que deux autres ont été levées, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat), désormais en charge du dossier en raison du caractère coordonné des faits.

L’opération, menée à l’aube lundi, a mobilisé les forces de l’ordre en région parisienne, à Marseille, Lyon et Bordeaux. Des perquisitions ont été réalisées dans plusieurs lieux, selon un communiqué conjoint du Pnat et de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco).


Des attaques d’une rare intensité

Le groupe à l’origine de ces actions se réclame du sigle « DDPF » pour « Défense des prisonniers français ». Ce nom est apparu pour la première fois le 13 avril à Agen, où sept véhicules avaient été incendiés sur le parking de l’École nationale de l’administration pénitentiaire (Enap), accompagnés d’un tag revendicatif. Depuis, des attaques en série ont visé des agents pénitentiaires : incendies de véhicules, tirs de mortiers d’artifice sur des établissements, voire des tirs de kalachnikov, comme à Toulon.

Le parquet antiterroriste recense à ce stade une quinzaine d’attaques commises entre le 13 et le 21 avril, tout en précisant que d’autres faits similaires survenus ailleurs pourraient s’ajouter à l’enquête, sans lien avéré pour le moment. Le profil des suspects interpellés reste hétérogène : « On est plus sur des exécutants et intermédiaires que sur les commanditaires », souligne une source proche de l’enquête, tandis qu’une autre évoque un éventail plus large de profils.

Une affaire aux ramifications multiples

Les enquêteurs n’excluent aucune piste à ce stade. Si la « très grande criminalité organisée » est fortement suspectée, d’autres hypothèses sont également étudiées, notamment celles de l’ultragauche ou d’éventuelles ingérences étrangères. Cette affaire intervient alors que le Parlement a adopté mardi une proposition de loi renforçant la lutte contre les narcotrafiquants, dans un contexte de tensions croissantes autour du milieu pénitentiaire.

L’enquête, d’une ampleur rare, se poursuit donc à un rythme soutenu, les gardes à vue pouvant durer jusqu’à 96 heures. Une chose est certaine : les autorités prennent très au sérieux cette série d’attaques coordonnées, qui ébranle le système carcéral français.

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