Loir-et-Cher : Un SDF braque une arme sur les gendarmes pour qu’ils le tuent…
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn homme de 43 ans a été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, par le tribunal correctionnel de Blois. Sans domicile fixe, il avait menacé deux gendarmes avec une arme sur le parking d’un supermarché Lidl à Mer, le 15 avril dernier. Un geste désespéré, au bord de l’irrationnel, qui aurait pu virer au drame.
Ce soir-là, peu avant 20 heures, un appel confus parvient à la gendarmerie : un homme prétend avoir été blessé par balle dans une dispute avec son frère. Sur place, les forces de l’ordre découvrent rapidement que cette version est fictive. La « victime » est seule, debout, armée, et visiblement alcoolisée comme le relate La Nouvelle République.
Dès l’arrivée des gendarmes, l’homme se lève « comme un diable », pistolet en main, qu’il pointe d’abord sur sa propre tête avant de le retourner vers les militaires. Face à cette menace directe, un des gendarmes s’apprête à riposter, arme dégainée.
Mais un détail attire son attention : le chargeur du pistolet semble étrange. « C’est soit une arme factice, soit une arme à plomb », explique-t-il à la barre. Grâce à son sang-froid et à une analyse éclair, il renonce à tirer, préférant neutraliser l’homme à l’aide de son pistolet à impulsion électrique.
L’arme brandie par l’individu s’avère être un pistolet à plomb, utilisé, selon lui, pour « chasser les rats ». Une fois interpellé, il lâche, sans détour : « J’aurais voulu que vous me butiez. Pourquoi vous ne l’avez pas fait ? » Avant de menacer de se suicider en garde à vue.
Deux jours plus tard, le tribunal tente de percer les motivations de ce quadragénaire, déjà condamné à dix reprises, mais rarement pour des faits de violence. Mal dans sa peau, vivant sous tente avec son frère, il confie à demi-mot une détresse profonde : « J’en avais ras le bol. » « C’est un acte égoïste », déplore pourtant Me Emmanuelle Fossier, avocate des gendarmes, qui souligne le traumatisme subi par les militaires ce soir-là.
Le parquet, qualifiant les faits de « glaçants », avait requis trois ans de prison dont un avec sursis. « Il a joué avec trois vies : la sienne et celles des gendarmes », fustige la substitut du procureur, Anaïs Allio. La défense, de son côté, a plaidé un geste désespéré, « un appel à l’aide » plus qu’une réelle volonté de nuire.
L’homme a finalement été condamné à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme. Il a également été condamné à verser un euro symbolique au gendarme expérimenté et 800 euros de dommages et intérêts à son jeune collègue, tout juste sorti d’école, marqué à jamais par cette intervention.
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