Bas-Rhin : 300 jeunes sème le chaos dans la piscine de Hautepierre à Strasbourg
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleCe samedi 12 avril, la piscine de Hautepierre a été le théâtre d’une véritable scène de chaos. En plein après-midi, quelque 300 adolescents, arrivés progressivement sur le site, ont semé le désordre dans l’établissement.
Des débordements d’une rare intensité qui ont profondément choqué le personnel et conduit à la fermeture partielle de l’équipement pendant les vacances de Pâques.
« Ils se sont mis à taper partout avec des boudins, à courir, à crier, à se battre… », raconte un maître-nageur encore marqué par les événements. « 300 jeunes qui s’énervent, c’est énorme. Comment sécuriser le bassin quand ils accaparent toute votre attention ? »
Sur place, les agents n’ont pu que constater, impuissants, la montée en tension. Vers 16 heures, la situation a dégénéré. Craignant pour la sécurité des baigneurs comme pour la leur, les maîtres-nageurs ont été contraints d’évacuer les lieux. Certains, traumatisés, ont depuis été placés en arrêt-maladie.
Une cellule psychologique ouverte, des mesures attendues
Face à l’ampleur des faits, l’Eurométropole de Strasbourg – gestionnaire des piscines de l’agglomération – a déclenché une cellule psychologique pour accompagner les agents impactés. Elle a également annoncé son intention de porter plainte, dénonçant un « rassemblement de jeunes au comportement dangereux, ne permettant pas d’accueillir les usagers dans des conditions optimales de sécurité ».
« Si on ne nous aide pas à nous défendre, ça n’ira pas », alertent les maîtres-nageurs, qui craignent que cette situation ne se reproduise. Le malaise est profond. « Qui sera responsable en cas de noyade ou de drame ? », s’interroge un agent, inquiet du manque de moyens pour maintenir l’ordre dans des conditions aussi tendues.
Une autorité difficile à asseoir
Une commission d’exclusion existe bien dans les piscines de l’Eurométropole, mais elle semble inadaptée à des événements de cette ampleur. « Comment exclure 300 personnes d’un coup ? », questionne un maître-nageur, préférant garder l’anonymat. Pire encore : malgré plusieurs sollicitations, la police ne serait intervenue que le lendemain des faits.
Karim Hadi, secrétaire général de la CGT des territoriaux, interpelle l’administration sur la nécessité d’agir : « Nous avons demandé des éclaircissements sur l’aménagement des conditions de travail. On attend des réponses concrètes ».
Une saison estivale sous tension
Alors que la piscine de Hautepierre doit rouvrir selon ses horaires habituels ce vendredi 18 avril, les agents redoutent les semaines à venir. La période estivale, historiquement propice aux incivilités, fait craindre le pire. « Les agents refusent de passer l’été comme ça », préviennent-ils.
Un cri d’alarme qui met en lumière le besoin urgent d’un plan d’action pour garantir la sécurité dans les piscines publiques. Car derrière les éclats de voix et les courses folles dans les bassins, c’est tout un service public qui vacille.
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