Une enquête a été ouverte après le témoignage bouleversant d’une jeune femme, violée dans la nuit du 11 avril par un chauffeur de VTC dans le 16e arrondissement de Paris. L’étudiante de 19 ans, fraîchement arrivée de Martinique, s’est confiée sur CNEWS.
Vendredi 11 avril, une étudiante de 19 ans a été victime d’un viol alors qu’elle rentrait d’une soirée en boîte de nuit à Paris. Le drame s’est produit dans le 16e arrondissement, au cours d’un trajet commandé via l’application de VTC Bolt.
Fatiguée et alcoolisée après la soirée, ses amis lui réservent une course pour qu’elle puisse rentrer chez elle en sécurité. Mais la course vire au cauchemar. Selon le témoignage de la victime, le chauffeur marque un premier arrêt inattendu pour acheter des préservatifs à un distributeur automatique. Il reprend ensuite la route, mais au lieu de la déposer à son domicile, il s’engage dans une ruelle.
« J’ai vu qu’il avait raté mon entrée. Il a fait une marche arrière dans une ruelle. Je me suis endormie et quand je me suis réveillée, il était à côté de moi dans la voiture, en train de m’enlever ma culotte », raconte-t-elle à CNEWS.
La jeune femme poursuit son récit avec émotion :
« Il était plus costaud que moi. Il s’est allongé sur moi, puis m’a ramenée chez moi comme si de rien n’était, en me souhaitant une bonne soirée. »
Le lendemain matin, samedi 12 avril, elle se rend au commissariat pour porter plainte. Les policiers saisissent alors ses sous-vêtements comme éléments de preuve et récupèrent les captures d’écran de la course effectuée via l’application. Elle identifie également son agresseur, qu’elle décrit comme un homme « de type africain », âgé d’« environ 30 à 40 ans », portant une « immense barbe ».
Une confrontation avec le suspect lui est proposée, mais la jeune femme la refuse :
« Je ne vois aucun intérêt à devoir me justifier devant quelqu’un qui ne reconnaîtra jamais ce qu’il m’a fait. Je n’ai pas envie d’entendre sa voix. »
Le suspect a depuis été interpellé et placé en garde à vue, qui a été levée afin de poursuivre les investigations en phase préliminaire. Les enquêteurs s’attachent désormais à réunir des éléments probants pour étayer les accusations de la victime.
De son côté, la société Bolt a réagi dans les colonnes du Journal du Dimanche, déclarant avoir « immédiatement bloqué le chauffeur concerné et lancé une enquête interne », tout en assurant « collaborer pleinement avec les autorités et leur transmettre toutes les informations nécessaires ».
« J’avais juste envie de rentrer chez moi. La probabilité qu’il m’arrive quelque chose dans un VTC est censée être très basse », conclut la jeune femme, encore sous le choc. L’enquête se poursuit.
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