Périgueux : Un individu tente de forcer un bâtiment du ministère de la Justice
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleDans la nuit de mardi à mercredi, un homme de 33 ans a été interpellé après avoir tenté de forcer l’entrée d’un bâtiment abritant le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) à Périgueux.
Cet acte s’inscrit dans un climat de tension croissant autour des établissements pénitentiaires en France.
Comme le rapporte le JDD, Les faits se sont produits aux alentours de 3h10 du matin. Alertés par le bruit inhabituel, des riverains ont contacté les forces de l’ordre. Sur place, les policiers ont constaté que la porte principale de l’immeuble avait été fracturée à l’aide d’un plot en acier. L’homme n’est cependant pas parvenu à pénétrer dans les locaux.
Interpellé une trentaine de minutes plus tard à proximité du bâtiment, le suspect, multirécidiviste bien connu des services de police pour divers délits (vols, port d’arme, infractions liées aux stupéfiants, conduite sans permis…), a été placé en garde à vue. Selon une source proche de l’enquête, il souffrirait également de troubles psychologiques.
La Division de la criminalité territoriale (DCT) a été saisie de l’enquête. Si les motivations de l’individu restent à éclaircir, les enquêteurs n’excluent pas un lien avec la vague récente d’attaques visant le personnel et les infrastructures du ministère de la Justice.
Une série d’attaques préoccupante
Cet incident à Périgueux survient alors que les établissements pénitentiaires français font face à une série d’attaque inquiétantes. À Fresnes, un surveillant a été pris à partie en pleine rue ; à Toulouse, une voiture appartenant à un agent a été incendiée devant son domicile ; à Marseille, des tirs de mortiers artisanaux ont visé les abords de la prison des Baumettes.
Pour plusieurs syndicats, ces attaques relèvent de manœuvres d’intimidation. « On assiste à une tentative de pression sur l’institution, probablement liée à des tensions internes au milieu carcéral ou à des représailles », estime un représentant syndical.
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la police judiciaire et les services anti-terroristes sont mobilisés pour identifier les auteurs et démêler d’éventuelles connexions entre ces événements.
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