Attentat de Manchester : en prison, Hashem Abedi poignarde trois surveillants pénitentiaires
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Hashem Abedi, frère du kamikaze à l’origine de l’attentat meurtrier de Manchester en 2017, a agressé trois surveillants pénitentiaires dans la prison de Frankland, dans le nord-est de l’Angleterre. Les faits se sont produits vendredi 12 avril, a annoncé l’unité antiterroriste de la police du nord-est du pays.
Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir aidé son frère Salman Abedi à préparer l’attentat à la bombe qui avait fait 22 morts et plusieurs centaines de blessés à la sortie d’un concert d’Ariana Grande le 22 mai 2017, Hashem Abedi a attaqué deux surveillants et une surveillante avec de l’huile de cuisine chaude avant de les poignarder à l’aide d’armes artisanales comme le rapporte Le Figaro.
Les trois victimes ont été rapidement prises en charge et hospitalisées, deux d’entre elles dans un état grave. Si leur pronostic vital n’est désormais plus engagé, elles restaient toutes trois hospitalisées dimanche, selon un communiqué du syndicat britannique des surveillants de prison.
L’unité antiterroriste, qui supervise désormais l’enquête « compte tenu de la nature de l’incident », n’a pas communiqué davantage de détails pour le moment.
Un passé de violence en détention
Hashem Abedi, aujourd’hui âgé de 27 ans, est une figure tristement célèbre du terrorisme au Royaume-Uni. Il avait quitté Manchester pour la Libye un mois avant l’attentat commis par son frère. Extradé vers le Royaume-Uni en 2019, il a été reconnu coupable en 2020 pour sa participation directe à l’attentat et condamné à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de 55 ans.
Déjà, en mai 2020, il avait été impliqué dans une autre agression contre un surveillant pénitentiaire alors qu’il était détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, à Londres.
Réactions officielles
La ministre de la Justice, Shabana Mahmood, a exprimé sa consternation sur le réseau social X : « Je suis profondément choquée par cette attaque. Je demanderai que la sanction la plus sévère possible soit prononcée à l’encontre de l’assaillant. »
Du côté des surveillants, l’émotion est palpable. « C’est un jour très difficile quand des collègues sont grièvement blessés. On se demande parfois pourquoi on continue ce métier quand on vit de telles choses », a confié un agent pénitentiaire de Frankland à la BBC, sous couvert d’anonymat.
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