Toulouse : Poignardé par sa compagne, il survit. La cavale de la suspecte a duré une semaine
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUne agression violente, une fuite, puis une reddition : les policiers toulousains tentent de démêler les fils d’une affaire inquiétante sur fond de violences conjugales.
Après une semaine de cavale, une femme de 27 ans s’est présentée aux autorités ce lundi matin. Comme le relate La Dépêche, elle est suspectée d’avoir poignardé son compagnon au thorax, le 31 mars dernier, au cours d’une violente dispute dans leur appartement de l’avenue de Muret, à Toulouse. L’homme, grièvement blessé, avait été retrouvé seul et inconscient dans le logement par les secours, avant d’être opéré en urgence à l’hôpital. Selon les médecins, la lame a frôlé de très près le cœur.
L’enquête ouverte pour tentative de meurtre, confiée à la division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS), a rapidement mis en évidence des éléments troublants. Si la suspecte avait initialement disparu, les forces de l’ordre ont constaté une intrusion dans l’appartement placé sous scellés. Plusieurs effets personnels de la jeune femme y auraient été récupérés après les faits, suggérant qu’elle s’y serait rendue ou aurait été aidée par une tierce personne.
Ce mardi, deux femmes sont entendues par les enquêteurs. La première est la principale suspecte, placée en garde à vue après s’être rendue, assistée de ses avocats, Mes Brice Zanin et Audrey Libert. La seconde, une proche, est soupçonnée de l’avoir aidée à se cacher durant les sept jours qui ont suivi l’agression.
Le témoignage de la victime, également âgée de 27 ans, a été déterminant. Lorsqu’il a repris conscience après son opération, il a accusé sa compagne non seulement de l’avoir poignardé, mais aussi d’être violente à son égard depuis un certain temps. Il a déposé plainte dans la foulée.
Les auditions se poursuivent pour éclaircir le rôle de chacune dans cette affaire. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre si l’acte de violence s’est inscrit dans un contexte de légitime défense ou s’il s’agissait d’une agression préméditée. La garde à vue de la suspecte pourrait être prolongée en fonction des éléments recueillis.
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