Arnaque au rétroviseur : La gendarmerie tire la sonnette d’alarme
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa gendarmerie de l’Allier tire la sonnette d’alarme : une vieille arnaque routière revient en force, ciblant les automobilistes, en particulier les plus vulnérables. Baptisée “l’arnaque au rétroviseur”, cette escroquerie bien rodée peut coûter plusieurs milliers d’euros à ses victimes.
Déjà signalée en octobre 2024 à Orléans et Perpignan, l’arnaque au rétroviseur sévit désormais dans l’Allier. Le stratagème, simple mais efficace, s’appuie sur la mise en scène convaincante de deux escrocs, souvent sur des parkings ou dans des zones peu fréquentées.
Le mode opératoire
Le scénario commence généralement avec un véhicule dont le rétroviseur est déjà volontairement endommagé. L’escroc attend une cible – souvent une personne âgée – qu’il accuse d’avoir causé les dégâts en manœuvrant. Un complice entre ensuite en scène, prétendant être un conseiller d’assurance, contacté depuis un faux appel.
Ce complice annonce alors un montant de réparation exorbitant. Pour éviter à la “coupable” de passer par son assurance et de subir un malus, l’escroc propose une solution à l’amiable : le règlement en liquide, immédiatement, d’une somme pouvant aller de 100 à 4.000 euros.
Des victimes piégées sans violence
La transaction se fait généralement sans agressivité, grâce à un jeu d’acteur bien rôdé. L’escroc peut même accompagner la victime jusqu’à un distributeur automatique pour retirer la somme demandée. Sans trace officielle, il devient ensuite presque impossible de remonter jusqu’aux malfaiteurs.
Une assurance souligne à RMC : “Les escrocs jouent sur la peur d’un malus ou d’un retrait de permis pour faire céder leurs victimes.”
Comment éviter le piège ?
Pour ne pas tomber dans cette arnaque, plusieurs réflexes s’imposent :
- Contacter soi-même sa compagnie d’assurance dès le début de la discussion. Cela permet de vérifier les procédures réelles en cas d’accident.
- Proposer un constat amiable. Un véritable accident mérite une déclaration. Cette simple démarche peut suffire à faire fuir un escroc qui souhaite éviter toute formalité officielle.
- Refuser de payer en liquide. Aucun assureur ne demande de règlement immédiat, encore moins en espèces.
- Prendre des photos et relever la plaque d’immatriculation du véhicule adverse.
- Appeler les forces de l’ordre en cas de doute. Leur intervention permet souvent de faire la lumière sur la situation.
Un appel à la vigilance
Les autorités invitent les automobilistes à redoubler de prudence, notamment les personnes âgées qui semblent être la cible privilégiée de ce type d’arnaque. Toute tentative suspecte doit être signalée sans délai à la police ou à la gendarmerie.
En cas de doute, un seul mot d’ordre : ne rien payer, et appeler à l’aide.
À lire également
Des ascenseurs en panne plusieurs mois chez les gendarmes et leurs familles à la caserne de Maisons-Alfort
Tirs de mortier contre le bâtiment des familles de la gendarmerie de Delle, six jeunes hommes devant la justice
Un ancien gendarme de Vertou est jugé pour des menaces de mort dans une enquête, le parquet requiert cinq mois