Croisière sur le Queen Mary 2 : Une épidémie de gastro-entérite fait vivre l’enfer à plus de 220 passagers
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa croisière vire au cauchemar pour les passagers du Queen Mary 2. Ce prestigieux navire, parti de Southampton (Angleterre) le 8 mars dernier à destination des Caraïbes, connaît une importante épidémie de norovirus. D’après les données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis, ce sont 224 passagers sur les 2 538 à bord, ainsi que 17 membres d’équipage sur les 1 232, qui ont été frappés par ce virus particulièrement contagieux.
Ce virus, aussi appelé « grippe intestinale », provoque vomissements, diarrhées et douleurs abdominales, et se propage très facilement dans des lieux confinés comme les navires de croisière. Comme le relate Le Parisien, l’épidémie a officiellement été signalée au CDC le 18 mars. Face à la situation, des mesures strictes ont été rapidement mises en place : désinfection renforcée, isolement des personnes symptomatiques et collecte d’échantillons pour analyses biologiques.
La compagnie Cunard, exploitant le Queen Mary 2, a assuré dans un communiqué que la propagation du virus semble être en diminution grâce à la réactivité de son équipage et aux protocoles sanitaires renforcés.
Le retour du navire en Grande-Bretagne est prévu pour le 6 avril prochain. Mais cet incident n’est pas isolé. Selon le CDC, pas moins de douze épidémies de gastro-entérite ont déjà été signalées sur des croisières depuis le début de l’année 2025. L’année précédente avait déjà marqué un triste record, devenant la pire en matière d’épidémies à bord de navires de croisière depuis plus de dix ans.
Le Dr William Schaffner, spécialiste des maladies infectieuses à l’université Vanderbilt, rappelle que le norovirus est tristement célèbre dans l’univers des croisières : « C’est le virus emblématique des paquebots. Les espaces restreints et les interactions rapprochées favorisent sa transmission. »
Les autorités sanitaires, dont l’Anses en France, rappellent que bien que le norovirus soit désagréable, il provoque généralement des symptômes bénins qui disparaissent en deux à trois jours. Toutefois, sa forte capacité de contagion impose des mesures de précaution rigoureuses pour limiter son impact, en particulier dans des environnements aussi clos qu’un paquebot.
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