Rennes : Le préfet ordonne la fermeture du 1988 Live Club pour un mois
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa décision était attendue : la préfecture d’Ille-et-Vilaine a prononcé une fermeture administrative d’un mois pour la discothèque 1988 Live Club, située en plein centre de Rennes. En cause, les agissements de ses agents de sécurité et notamment de leur chef, Yovan Delourme, alias « Le Jarl ».
Une fermeture pour trouble à l’ordre public
Dans un communiqué, la préfecture justifie cette mesure par « de nombreux faits constituant une atteinte à l’ordre public et à la tranquillité publique en lien avec les conditions d’exploitation de l’établissement ». Cette fermeture prendra effet du 21 mars au 21 avril 2025 comme le relate le 20 Minutes.
L’affaire remonte à la nuit du 8 au 9 mars, lorsqu’une « teuf » sauvage a été organisée dans l’ancien Cinéville, situé juste à côté du club. Le personnel du 1988 Live Club, après avoir alerté la police, a tenté de disperser les participants par ses propres moyens, usant notamment de gaz lacrymogènes. Des vidéos des événements ont circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation et plusieurs dépôts de plaintes.
Parmi les personnes mises en cause figure Yovan Delourme, chef de la sécurité du 1988 et suppléant du candidat du parti Reconquête d’Éric Zemmour aux dernières législatives. L’homme est connu pour diffuser sur internet des vidéos de son quotidien.
Une réouverture annoncée pour le 24 avril
Face à cette sanction, la direction du 1988 Live Club a publié un court communiqué dans lequel elle « prend acte » de la décision. L’avocat de Sébastien Betin, propriétaire du club, a assuré que « des mesures ont déjà été prises » et que ce mois de fermeture sera mis à profit pour « assurer une reprise d’activité dans un climat serein ». Il donne déjà rendez-vous aux fêteurs rennais pour une réouverture officielle le jeudi 24 avril 2025.
Malgré ces annonces, des appels au boycott du club ont été relayés sur les réseaux sociaux et par plusieurs associations musicales locales.
Trois enquêtes en cours
Le parquet de Rennes a confirmé l’ouverture de trois enquêtes distinctes :
- La première concerne l’organisation illégale de la free party.
- La deuxième porte sur le comportement des agents de sécurité du 1988 Live Club.
- La troisième vise à vérifier la conformité de l’existence, du recrutement et de la formation du service de sécurité du club avec la réglementation en vigueur.
Par ailleurs, la société Soredic, propriétaire du Cinéville dégradé lors des heurts, a déposé plainte pour intrusion.
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