Alger rejette la liste des Algériens que la France veut expulser : les tensions diplomatiques s’intensifient
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleCe lundi soir, le gouvernement algérien a annoncé son refus catégorique de la liste des ressortissants algériens que la France souhaite expulser. Une décision qui envenime encore davantage les relations diplomatiques déjà tendues entre Paris et Alger.
Une réponse ferme d’Alger
Dans un communiqué officiel, Alger a dénoncé la démarche française en déclarant : « L’Algérie réaffirme son rejet catégorique des menaces et des velléités d’intimidation, ainsi que des injonctions, des ultimatums et de tout langage comminatoire ». Le gouvernement algérien insiste sur la nécessité de respecter les protocoles établis entre les préfectures françaises et les consulats algériens en matière de gestion des expulsions.
Une liste de 60 expulsions rejetée
La France avait transmis une liste d’une soixantaine de ressortissants algériens considérés comme menaçants pour l’ordre public. Selon Bruno Retailleau, ces individus présentent des profils à risques, incluant des personnes condamnées par la justice ou identifiées comme dangereuses. « Nous avons fait une première liste, établie clairement avec des profils de type troubles à l’ordre public ou sortant de prison. Sur cette liste ne figurent que des ressortissants algériens, dont nous avons les preuves de la nationalité algérienne », avait-il précisé.
Un contexte diplomatique fragile
Le refus d’Alger d’accepter ces expulsions intervient dans un climat de relations particulièrement dégradé entre les deux pays. L’un des éléments déclencheurs de ces tensions est la reconnaissance, en juillet dernier, par le président Emmanuel Macron, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, une décision qui avait fortement irrité Alger.
Le différend a pris une tournure plus sensible après l’attentat de Mulhouse du 22 février dernier, qui a fait un mort et dont l’auteur faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ce drame a ravivé le débat en France sur l’efficacité des procédures d’expulsion, renforçant ainsi les pressions sur Alger.
Quelle issue pour cette crise ?
Alors que Paris maintient sa volonté d’expulser ces individus et demande une coopération renforcée, Alger reste inflexible et rappelle son attachement aux procédures diplomatiques établies. Cette nouvelle escalade laisse présager un durcissement des relations franco-algériennes dans les semaines à venir, avec d’éventuelles répercussions sur d’autres dossiers sensibles entre les deux pays.
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