Maître Laurent-Franck Lienard : “Policiers et gendarmes hors service, faites la totale pour vous protéger !”
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Les forces de l’ordre, qu’elles soient en service ou non, ont souvent à cœur d’assurer la sécurité des citoyens. Toutefois, intervenir en dehors du cadre strict du service actif peut poser des difficultés juridiques et administratives.
L’avocat Laurent-Franck Lienard, spécialisé dans la défense des policiers et gendarmes, met en garde contre certaines ambiguïtés qui peuvent surgir lors d’une intervention hors service.
Une intervention sous haute vigilance
Nombreux sont les policiers et gendarmes qui portent leur brassard et leur arme en dehors de leur temps de service, prêts à réagir face à une situation d’urgence. Cependant, lorsqu’une intervention a lieu dans un cadre privé, en famille ou en train de faire ses courses, la transition vers une posture pleinement professionnelle peut parfois manquer de clarté.
Dans plusieurs affaires traitées par Maître Lienard, des forces de l’ordre hors service ont rencontré des difficultés judiciaires en raison d’une présentation insuffisamment explicite de leur qualité. Les personnes interpellées peuvent prétendre ne pas avoir identifié leur statut, et les juges peuvent leur reprocher un manque de clarté dans leur positionnement.
Adopter les bons réflexes
Pour éviter toute ambiguïté et s’assurer de la reconnaissance de leur action par la justice, l’avocat recommande aux forces de l’ordre d’adopter des réflexes essentiels en cas d’intervention hors service :
- Exprimer haut et fort son statut : Il est crucial que les témoins et les individus concernés entendent clairement que l’agent agit en tant que policier ou gendarme.
- Exhiber et porter son brassard : Un signe distinctif visible renforce la reconnaissance immédiate du statut de l’agent.
- Montrer sa carte professionnelle : Si la situation le permet, la présentation de la carte d’identité professionnelle évite toute contestation ultérieure.
Une protection juridique essentielle
Ces précautions ne sont pas anodines. Elles permettent notamment de garantir l’application de l’article L.435-1 du Code de la sécurité intérieure en cas d’usage des armes. De plus, elles facilitent l’obtention de la protection fonctionnelle et la prise en charge des éventuels dommages et intérêts par l’État.
En somme, intervenir hors service est un engagement fort, mais qui doit s’accompagner de réflexes rigoureux pour éviter toute remise en cause de la légitimité de l’action. Ces « petits détails », comme le souligne Maître Lienard, peuvent faire toute la différence devant un tribunal.
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