📰 L'actualité des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
En direct

Un fonctionnaire du ministère de l’Économie mis en examen pour espionnage au profit de l’Algérie

·La rédaction ⏱ 2 min
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur Google

Un fonctionnaire du ministère de l’Économie a été mis en examen dans une affaire d’espionnage impliquant la transmission d’informations sensibles sur des ressortissants algériens vivant en France, dont certains opposants au régime d’Alger.

Révélée ce mercredi par Le Parisien et l’AFP, cette affaire met en lumière des soupçons de collusion avec une puissance étrangère.

Une mise en examen pour intelligence avec une puissance étrangère

Le fonctionnaire a été mis en examen le 19 décembre pour « intelligence avec une puissance étrangère, livraison à une puissance étrangère d’informations sur l’intérêt fondamental de la nation, et exercice d’activités pour s’informer sur les intérêts fondamentaux de la nation pour une puissance étrangère ». Le parquet de Paris a précisé que l’individu avait été placé sous contrôle judiciaire.

Des liens avec le consulat d’Algérie à Créteil

D’après les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait été en contact régulier avec un employé du consulat d’Algérie à Créteil. Il lui aurait transmis des informations personnelles sur des ressortissants algériens, notamment des demandeurs d’asile et des opposants politiques notoires au régime d’Alger.

L’enquête a permis d’identifier parmi les personnes concernées des figures telles qu’Amir Boukhors et Mohamed Larbi Zitout, tous deux sous mandat d’arrêt international pour terrorisme, ainsi que d’autres personnalités comme l’influenceur Chawki Benzehra, un journaliste réfugié, ou encore un Algérien ayant porté plainte en France contre un général de l’armée algérienne.

Certaines de ces personnes auraient été victimes de violences, de menaces de mort ou encore de tentatives d’enlèvement. Toutefois, l’enquête n’a pas encore établi de lien direct entre ces actes et la fuite d’informations.

Une assistante sociale impliquée

Les investigations révèlent que le fonctionnaire mis en cause aurait accédé à ces renseignements grâce à une assistante sociale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), avec qui il entretenait une relation intime. Cette dernière aurait été sollicitée pour accéder à un logiciel confidentiel contenant des données sensibles. Elle a été mise en examen le 7 février pour violation du secret professionnel.

Un contexte délicat et une enquête en cours

L’avocat du fonctionnaire mis en examen, Me Sipan Ohanians, a déclaré à l’AFP que son client serait « victime d’une campagne de menaces et de manipulation orchestrée par une puissance étrangère ayant resserré l’étau autour de lui ».

De leur côté, les autorités françaises poursuivent leurs investigations pour déterminer l’ampleur des fuites et les responsabilités précises des personnes impliquées. Deux juges d’instruction ont été saisis de l’affaire depuis novembre 2024.

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualités En direct

À lire également

🛡️ Espace modéré : chaque commentaire est validé manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisés. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire