Qui était Jean-Pierre Maldera, l’homme abattu sur l’autoroute A41 en Isère ?
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleJean-Pierre Maldera, considéré comme l’un des « parrains » du milieu grenoblois, a été abattu ce mercredi 12 mars sur l’autoroute A41 en Isère. Âgé de 71 ans, il était une figure marquante du grand banditisme italo-grenoblois des années 1980-1990, aux côtés de son frère Robert Maldera.
Une exécution sur l’autoroute
Le drame s’est produit alors que Jean-Pierre Maldera circulait au volant de sa BMW. Les circonstances exactes de la fusillade restent encore à élucider, mais tout laisse à penser à un règlement de comptes. Comme le relate La Montagne, immédiatement après l’attaque, les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif de sécurité, mettant en place plusieurs barrages routiers pour tenter d’intercepter le ou les auteurs des coups de feu. Pour l’heure, aucune interpellation n’a été effectuée.
Un passé criminel bien rempli
Jean-Pierre Maldera et son frère Robert avaient fait parler d’eux durant plusieurs décennies, se retrouvant impliqués dans de nombreuses affaires judiciaires, notamment pour « association de malfaiteurs », « proxétisme aggravé », « racket » et « vol à main armé ».
Malgré de multiples condamnations, Jean-Pierre Maldera était parvenu à échapper à une enquête de grande envergure en 2004, celle-ci ayant été annulée en raison d’un vice de procédure en 2005.
Son frère Robert, surnommé « Il pazzo » (« le fou » en italien), a disparu dans des circonstances mystérieuses en 2015. Trois individus avaient été mis en examen en 2017 dans le cadre de cette affaire.
Un passé qui le rattrape ?
Selon un ancien juge d’instruction, Paul Weisbuch, interviewé par le journal local Le Postillon, l’ascension des Maldera dans le milieu criminel grenoblois avait commencé après l’éviction des mafias corses : « Après l’éviction des Corses, ce sont les enfants des immigrés italiens qui ont pris la place. Beaucoup d’entre eux étaient jeunes, certains même très jeunes – entre 20 et 30 ans. Ils ont pris la ville et ont fait régner la terreur. »
Un autre connaisseur du grand banditisme a confié à Ici Isère : « Les frères Maldera, c’est la dernière famille en France à faire plus peur que les caïds des cités. »
L’assassinat de Jean-Pierre Maldera pourrait ainsi être le signe que les dernières figures historiques du banditisme grenoblois sont peu à peu éliminées, laissant place à de nouveaux acteurs du crime organisé. L’enquête, confiée aux services de gendarmerie, devra déterminer les responsables et les motivations derrière cet homicide spectaculaire.
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