Un complice de Rédoine Faïd mis en examen pour l’évasion de Mohamed Amra
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn nouveau suspect a été mis en examen et incarcéré dans l’affaire de l’évasion meurtrière de Mohamed Amra. Il s’agit de Saïd Agouni, un Lillois de 47 ans, déjà condamné pour l’attaque d’un fourgon blindé en 2011 aux côtés du célèbre braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd. Vendredi dernier, il a été placé en détention à Paris et placé à l’isolement.
Un rôle encore flou dans l’organisation de l’évasion
Saïd Agouni fait partie des 27 personnes soupçonnées d’avoir participé à la préparation, à l’exécution ou à la fuite de Mohamed Amra. Comme le relate 20 Minutes, l’enquête, marquée par une information judiciaire aux nombreux chefs d’inculpation, inclut des faits graves tels que meurtres, tentatives de meurtre, évasion en bande organisée et association de malfaiteurs. Certains de ces chefs d’accusation sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
Selon une source proche du dossier, Saïd Agouni est poursuivi pour association de malfaiteurs, aussi bien sur le plan criminel que correctionnel. Toutefois, ses avocats, Maîtres Josselin Guillon et Julia Le Floc’h Abdou, soulignent un manque de clarté sur les faits exacts qui lui sont reprochés. « A ce stade des investigations, nous ne savons pas précisément les faits reprochés à notre client, qui s’est pourtant expliqué lors de sa garde à vue et de son défèrement », ont-ils déclaré, avant d’ajouter : « Dans ce dossier tentaculaire, il nous semble que son passé judiciaire pèse plus lourd que les actes qui peuvent réellement lui être reprochés ».
Un passé judiciaire marqué par des braquages spectaculaires
Saïd Agouni n’est pas un inconnu pour la justice. Son nom est associé à l’attaque spectaculaire d’un fourgon blindé en 2011, un braquage dans lequel il était considéré comme le logisticien du groupe dirigé par Rédoine Faïd. En mars 2020, la cour d’appel de Douai l’a reconnu coupable de complicité de vols à main armée, d’arrestation, d’enlèvement, de séquestration et de destruction de véhicules. Il avait alors été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Une vague d’arrestations dans le cadre de l’affaire Amra
Depuis l’arrestation de Mohamed Amra en Roumanie le 22 février, l’enquête a conduit à plusieurs vagues de mises en examen. Parmi les suspects figurent des membres présumés du commando ayant attaqué le convoi pénitentiaire le 14 mai 2024, causant la mort de deux agents pénitentiaires et en blessant trois autres.
D’autres individus sont suspectés d’avoir joué un rôle plus indirect, notamment en facilitant la fuite d’Amra en louant des appartements ou en volant des véhicules. La majorité d’entre eux ont été placés en détention provisoire, souvent à l’isolement.
L’enquête, encore en cours, vise à déterminer le rôle précis de chacun des protagonistes dans cette opération d’évasion hors normes qui a coûté la vie à des agents de l’administration pénitentiaire.
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