Guingamp : Il nie avoir frappé un pompier malgré plusieurs témoignages dont celui… de sa femme
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleCe vendredi 28 février 2025, le tribunal de Guingamp (Côtes-d’Armor) a jugé un homme de 76 ans pour avoir porté un coup à un pompier venu le secourir. Malgré les témoignages concordants de quatre pompiers et de sa propre femme, le prévenu n’a cessé de nier les faits.
Un refus obstiné d’admettre les faits
Face au tribunal, le septuagénaire campe sur ses positions. « Pourquoi vous vous enfermez dans un déni complet ? Il y a eu une hallucination collective ? », s’agace le président du tribunal. Comme le relate Ouest-France, l’homme, au casier judiciaire vierge, ne fléchit pas.
Les faits remontent au 29 septembre 2024, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor). Ce soir-là, sa femme appelle les secours, incapable de le relever en raison de son état d’alcoolisation avancé. « Vous étiez tellement alcoolisé qu’elle n’arrive pas à vous relever », rappelle le président. L’homme admet avoir bu, mais insiste sur une « raideur au cou » pour expliquer sa chute.
Les pompiers, une fois sur place, constatent son état. « Vous alternez des phases très cordiales et des phases très agressives », poursuit le magistrat. Lorsqu’ils tentent de l’asseoir dans le salon, il porte un coup dans le ventre de l’un des secouristes. Une scène que trois pompiers et son épouse confirment. « Même votre femme parle d’un déni total de votre consommation d’alcool », souligne le président du tribunal.
Une condamnation assortie d’une inéligibilité
Pour le procureur de la République, les témoignages sont sans appel. Il requiert une amende de 2 000 €, dont 1 000 € avec sursis. « Je ne peux pas payer cela, je vous le dis tout de suite », réagit le prévenu.
Le tribunal tranche : il est condamné à 2 000 € d’amende, dont 1 500 € avec sursis, à une inéligibilité de cinq ans, ainsi qu’au versement de 300 € à la victime et de 200 € au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).
Comme l’explique le quotidien régional, avant de quitter la salle, le septuagénaire tente une ultime contestation : « Vous pouvez me dire qui est le médecin qui a examiné le pompier ? » Le président du tribunal met fin à l’échange d’un laconique : « Au revoir monsieur. »
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