Attaque à Mulhouse : Arrivé cette nuit sur place, Bruno Retailleau a dévoilé des informations sur le profil de l’agresseur sous OQTF, condamné à 6 mois de prison mais libéré au bout de 50 jours…
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUne attaque d’une violence inouïe a frappé la ville de Mulhouse ce samedi après-midi, à proximité du marché du Canal couvert. Un homme armé d’un couteau et d’un tournevis a attaqué des passants en criant « Allah Akbar », avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre.
Le bilan est lourd : une personne civile, qui s’était interposée pour tenter de stopper l’assaillant, a perdu la vie. Trois policiers municipaux ont également été blessés, dont un grièvement.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a rapidement été saisi de l’affaire. « Une fois de plus, c’est le terrorisme islamiste qui a frappé », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, présent sur place dans la nuit qui a suivi l’attaque. Il a salué « le courage des policiers municipaux, qui ont maîtrisé l’assaillant et l’ont remis aux policiers de la Bac comme le montre des vidéo », avant d’insister sur les problématiques liées à l’immigration et à la radicalisation.
Un suspect fiché et sous OQTF
Le suspect, un Algérien de 37 ans en situation irrégulière, était fiché au FSPRT (Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis plusieurs mois. Selon Bruno Retailleau, les autorités françaises avaient sollicité à dix reprises le consulat algérien pour obtenir un laissez-passer, en vain.
En 2023, l’homme avait déjà été condamné à six mois de prison pour apologie du terrorisme, peu après les attentats du 7 octobre. Toutefois, il avait été libéré après seulement 50 jours de détention. Placé en centre de rétention administrative, il avait été assigné à résidence faute d’accord pour son expulsion.
Réactions politiques et émotion nationale
Le Premier ministre, François Bayrou, a réagi en assurant que « le fanatisme a encore frappé et nous sommes en deuil ». Il a également félicité les forces de l’ordre pour leur réactivité.
L’attaque de Mulhouse intervient dans un climat de vigilance accrue. Le mois dernier, un attentat similaire avait eu lieu à Apt (Vaucluse), lorsqu’un homme de 32 ans avait poignardé une personne dans un supermarché en criant « Allah Akbar ».
Les chiffres du parquet national antiterroriste confirment une montée des menaces : en 2024, 85 enquêtes préliminaires ont été ouvertes, dont 66 pour terrorisme jihadiste, en augmentation de 70 % par rapport à 2023. L’attaque de Mulhouse vient tragiquement rappeler que la menace demeure omniprésente sur le territoire français.
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