Jugé pour détention de drogue, un détenu relaxé malgré du cannabis sur lui au tribunal
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleC’est une situation pour le moins insolite qui s’est déroulée ce mardi au tribunal d’Évry-Courcouronnes.
Un homme de 25 ans, actuellement incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), comparaissait pour détention de stupéfiants en milieu carcéral. Mais contre toute attente, c’est avec du cannabis sur lui qu’il s’est présenté à son audience.
Lors de son transfert vers le tribunal, les agents chargés de la fouille ont découvert plusieurs grammes de cannabis dissimulés dans un trou de sa veste. Une trouvaille qui a suscité l’étonnement des magistrats comme le relate Le Parisien.
« Est-ce que c’était une super idée de venir au tribunal avec du cannabis ? » l’a interpellée la présidente du tribunal en brandissant l’enveloppe contenant la drogue saisie. « Non, je ne suis pas fier de moi, mais je suis un gros consommateur et en prison on ne m’aide pas. Je ne peux pas arrêter comme ça. J’aimerais arrêter, c’est nul. Mais je n’y arrive pas », a-t-il répondu.
Un imbroglio sur la provenance de la drogue en cellule
L’affaire initiale portait sur la découverte, le 26 novembre dernier, de 74 grammes de cannabis dans les sanitaires de sa cellule. La drogue était dissimulée dans un caleçon et partagée avec un codétenu, libéré le lendemain.
Si ce dernier avait initialement revendiqué la propriété du cannabis, il est finalement revenu sur ses déclarations une fois sorti de prison, accusant son ex-codétenu de lui avoir mis la pression. Face à ces versions contradictoires, le prévenu a nié toute implication. « Vous saviez donc que la drogue était là, pourquoi ne pas l’avoir signalé ? » l’a questionné la procureure. « Vous savez comment ça se passe avec les gens qui balancent en prison… », a-t-il rétorqué.
Malgré un casier judiciaire chargé, comportant 30 mentions dont 10 liées aux stupéfiants, le tribunal a prononcé la relaxe, faute de preuves suffisantes pour déterminer à qui appartenait réellement la drogue. Toutefois, le parquet dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.
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