Technique du judoka, de la tache ou le blocage : Méfiez-vous des techniques des pickpockets pour vous faire les poches dans les transports
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleChaque jour, dans les transports en commun d’Île-de-France, des milliers de voyageurs sont victimes de pickpockets. Pourtant, malgré des dizaines de milliers de vols chaque année, cette délinquance est en recul, portée par une vigilance accrue des forces de l’ordre et des usagers.
Une victime parmi tant d’autres
Thomas, un trentenaire parisien, en a fait l’amère expérience par une journée d’automne sur la ligne 2 du métro. Il raconte sa mésaventure au Parisien. « J’attendais à la station Place-de-Clichy avec mes écouteurs. Quelques secondes après l’entrée dans la rame, ma musique s’est arrêtée. J’ai fouillé mes poches, mais mon téléphone avait disparu », raconte-t-il. Le voleur avait déjà disparu sans laisser de trace. « Il a eu un sacré coup de main, je n’ai rien senti », ajoute Thomas, encore surpris par la dextérité du pickpocket.
Comme Thomas, près de 44 924 faits de vols ont été recensés dans les transports franciliens entre janvier et octobre 2024, selon la préfecture de police de Paris. Malgré ce chiffre important, il s’agit d’une baisse de 13,26 % par rapport à la même période en 2023. Les vols représentent près de 69 % des délits signalés dans les transports.
Des voleurs opportunistes et organisés
Les pickpockets, bien souvent, misent sur l’inattention des voyageurs. Le lieutenant François C., membre de la brigade de lutte contre les atteintes à la sécurité dans les transports (Blast), explique : « Ils profitent des moments d’inattention, lorsque les gens lisent, écoutent de la musique ou dorment ». Les cibles privilégiées restent les touristes, souvent moins vigilants.
Certaines techniques sont bien rodées : le « coup du judoka », où le voleur feint une prise de judo pour fouiller les poches de sa victime, ou encore le « blocage », opération en duo où l’un ralentit la victime pendant que l’autre s’empare de ses effets personnels. D’autres utilisent la « tache » : en renversant une sauce sur la victime, le voleur profite de sa distraction pour agir.
Une présence policière renforcée et des résultats visibles
Face à ces pratiques, les forces de l’ordre, notamment la Blast, redoublent d’efforts pour contrer cette délinquance. « Nous repérons souvent les pickpockets avant qu’ils passent à l’action, en observant leur comportement », explique le lieutenant François C. Les interventions en flagrant délit se multiplient, grâce à cette vigilance.
En 2023, 63 034 vols ont été enregistrés, soit une baisse de 37,3 % par rapport à 2019. La préfecture attribue cette diminution à la présence policière mais aussi à une campagne de prévention efficace. « Les voyageurs sont plus attentifs à leurs effets personnels », souligne François C.
Des efforts conjoints entre la RATP et les forces de l’ordre
La RATP travaille étroitement avec la préfecture de police et le parquet de Paris pour lutter contre les vols. Ses 1 000 agents du groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) patrouillent quotidiennement et mènent des missions en civil. « Ces opérations discrètes augmentent notre efficacité », affirme la RATP.
Si les pickpockets s’adaptent sans cesse, les efforts combinés des forces de l’ordre, de la RATP et de la vigilance accrue des voyageurs portent leurs fruits, contribuant à rendre les transports en commun plus sûrs pour tous.
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