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Brest : Un drone livre par erreur de la drogue dans le bureau d’un surveillant pénitentiaire

·La rédaction ⏱ 2 min
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À la maison d’arrêt de Brest (Finistère), une livraison de drogue par drone a tourné à l’échec pour un détenu.

Prévu pour sa cellule, le colis a atterri par erreur sur le rebord de la fenêtre du bureau d’un surveillant pénitentiaire

Une livraison déjouée par hasard
Samedi 30 novembre 2024, à 6 h 30, un surveillant commence son service. En entrant dans son bureau, il découvre un paquet suspect sur le rebord de la fenêtre, pourtant équipé de barreaux comme les cellules. En l’ouvrant, il y trouve quelques grammes de cannabis, trois téléphones portables, deux paires d’écouteurs et deux chargeurs.

Une enquête rapide et efficace
Grâce à cette erreur d’aiguillage, les surveillants identifient rapidement le destinataire initial. Dans la cellule voisine, ils découvrent 103 g de résine de cannabis, un peu d’herbe, et un grappin artisanal probablement conçu pour récupérer des colis.


Un week-end sous tension
Cette interception n’est pas un cas isolé. Sur la seule matinée de samedi, trois autres livraisons de drogue sont déjouées.

Par drone : Trois colis, largués trop tôt, finissent sur le toit de l’infirmerie. Ils contiennent plusieurs centaines de grammes de cannabis, trois téléphones et des câbles USB comme le relate Ouest-France.

Aux parloirs : Une femme est surprise en tentant de remettre 90 g de résine à son fils. Une autre tente de faire passer 3 g de cocaïne et 5 g d’héroïne à son compagnon, ce dernier cherchant à avaler le paquet lors de la fouille.

Un phénomène inquiétant
Les livraisons clandestines deviennent monnaie courante en prison, où les produits illégaux se revendent jusqu’à trois fois leur prix initial. Pourtant, selon une source, seuls 10 % des objets et substances illicites sont interceptés.

Des mesures réclamées en vain
Pour lutter contre ces pratiques, le personnel réclame depuis longtemps l’installation de filets anti-drones. Mais malgré l’urgence de la situation, aucune avancée n’a été réalisée. Les surveillants restent en première ligne pour contrer ces trafics, souvent au prix de lourdes charges de travail et d’un sentiment d’impuissance face à un système dépassé.

La maison d’arrêt de Brest illustre une fois de plus les défis majeurs auxquels sont confrontées les prisons françaises, où l’ingéniosité des trafiquants rivalise avec les efforts des forces de l’ordre.

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