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La Gendarmerie Nationale a un nouveau Directeur Général : Découvrez son parcours

·La rédaction ⏱ 4 min
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Le 31 octobre 2024, le conseil des ministres a officialisé la nomination du général d’armée Hubert Bonneau en tant que Directeur général de la Gendarmerie Nationale (DGGN). En accédant à ce poste prestigieux, le général Bonneau prend la tête de l’une des plus importantes forces de sécurité intérieure en France, avec des responsabilités clés en matière de maintien de l’ordre, de sécurité publique et de protection des citoyens.

Fort d’une carrière exemplaire, le général Bonneau est reconnu pour son engagement, son expérience et ses compétences stratégiques au sein de la gendarmerie. À la tête de la DGGN, il aura pour mission de diriger les gendarmes dans un contexte de défis sécuritaires croissants, de renforcer la coordination des actions sur le terrain et de s’assurer du respect des valeurs fondamentales de la gendarmerie.

Sa nomination intervient à un moment où les enjeux de sécurité intérieure sont plus cruciaux que jamais, nécessitant une gestion rigoureuse et une vision d’ensemble pour répondre aux attentes de la population et anticiper les nouvelles formes de délinquance et de criminalité. Le général Hubert Bonneau s’apprête donc à insuffler un nouvel élan à la gendarmerie et à poursuivre le travail accompli par ses prédécesseurs, dans un esprit de continuité et d’innovation.

Son parcours a été partagé sur GendInfo. Hubert Bonneau, originaire de Brest, débute son parcours militaire au lycée naval de sa ville natale. Il poursuit ensuite ses études au Prytanée national militaire de La Flèche de 1984 à 1986, avant d’intégrer l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, d’où il ressort diplômé en 1989. Il rejoint alors l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) à Melun, récemment renommée Académie militaire de la gendarmerie nationale.

En 1990, il débute dans la gendarmerie mobile, prenant la tête d’un peloton de l’EGM de Luçon, en Vendée. Dès 1991, il intègre l’Escadron parachutiste d’intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN) en tant qu’adjoint, puis en devient le commandant en 1995. Dans cette unité, il fonde le Groupe d’Observation et de Recherche (GOR), une première en gendarmerie, et est impliqué dans des missions de haute importance, notamment lors de la prise d’otages du vol AF 8969 à Alger en 1994, et dans la sécurisation des équipes de la Coupe du Monde de football de 1998 en France.

En 1998, il change d’environnement en rejoignant la gendarmerie départementale en Polynésie française, où il dirige pendant trois ans la compagnie des Îles-du-Vent. À son retour en France, il est nommé à l’EOGN en tant que commandant de peloton, avant de poursuivre sa formation au Collège interarmées de Défense (CID), maintenant appelé École de guerre.

En 2004, il entame un nouveau parcours en gendarmerie judiciaire, prenant la tête de la Section de recherches de Bretagne à Rennes. En 2007, il est nommé à la tête du Groupement de gendarmerie départementale de Corse-du-Sud, qu’il dirige jusqu’en 2011, marquant une étape de commandement régional dans son parcours diversifié.

En 2011, Hubert Bonneau revient à l’intervention spécialisée, prenant le poste de commandant en second du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). En 2014, il succède au général Thierry Orosco à la tête de cette unité d’élite, où il conduit des opérations majeures contre le terrorisme et la criminalité organisée. Ce commandement est marqué par des interventions emblématiques, notamment la traque des frères Kouachi en janvier 2015, qui aboutit à leur neutralisation à Dammartin-en-Goële après les attentats contre Charlie Hebdo.

En avril 2017, Bonneau est nommé par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères pour établir et diriger la sécurité diplomatique. Sa mission : structurer cette nouvelle direction et élaborer une doctrine pour la protection des 500 sites diplomatiques français, 500 lycées et instituts français à l’étranger, et des 13 000 agents diplomatiques en France et dans le monde.

En avril 2020, en pleine crise sanitaire liée au COVID-19, Hubert Bonneau, promu général de corps d’armée, prend les rênes en tant que Directeur des Opérations et de l’Emploi (DOE) de la gendarmerie nationale, succédant au général François Gieré. Dans ce contexte, il coordonne les missions des 130 000 gendarmes et réservistes, engagés dans l’opération #RépondrePrésent pour soutenir et rassurer la population, notamment les plus vulnérables. Sous son leadership, il restructure la direction en créant la Sous-direction de l’emploi des forces (SDEF) et le Centre national des opérations (CNO), outil stratégique pour la planification et la gestion des opérations de la gendarmerie à l’échelle nationale.

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